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 Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)

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Viel

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MessageSujet: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Mar 1 Mai - 9:50

Cela faisait bien dès semaines que j'avais quitté les cieux concordants, dès semaines pour ensuite me retrouver ici dans ces plaines glacées du nord. Je ne prenais même pas le temps d'observer le paysage. J'avais bien plus important à faire qu'admirer. Un artiste comme moi, qui était habitué à vivre dans le confort, perdu sur le toit du monde dans le froid. Je me sentais pas mieux loti qu'un chien errant noyé sous une pluie, un chien à la recherche de son "maître" qui l'aurait abandonné , voilà ce que j'étais à ce moment même. C'était une vision bien sombre que j'avais de moi-même, j'avais plus largement plus d'ego que ça habituellement. Je pensais que le monde était médiocre , mais pas moi, au fond c'était peut-être pour ça que j'agaçais les gens. J'agaçais car j'ai confiance en moi et mes capacités, luxe que tout le monde ne possédait pas.
J'avais quitté le nid douillé qui m'avait été offert à la forteresse. J'aurais pu resté là-bas et mener ma carrière d'artiste comme bon il me semblait. Seulement, la seule personne en qui j'avais réellement juré fidélité n'était plus là. Lyria...

"Dans quel lieu misérable vous me forcez à aller Reine Lyria? Je me demande bien ce que vous fichez ici! "

"Les choses étaient pourtant bien plus simple aux cieux concordants pourtant, et il y avait des lieux bien moins éloigné pour se réfugier... De plus je vous aurais suivi si vous me l'aviez demandé... raahh quelle galère..."

Au fond, j'aurais pu très bien ne pas me soucier d'elle. Officiellement, plus personne ne me donnait d'ordre au château, personne ne se soucier de moi. Seulement il avait fallu que je contacte cette médium, j'avais besoin de savoir ce qui était arrivé à Lyria. J'avais simplement obtenu comme réponse son emplacement. Au fond... c'était déjà nettement suffisant. Elle était la seule personne en qui j'acceptais de recevoir des ordres, des coups de pressions ou des menaces.

"Vous parlez encore seul? Vous savez que l'on vous entends?"

Je me retournais vers mes compagnons de voyage. Bien évidement, je n'étais parti seul ici. J'avais ramené cinq gardes de l'empire qui était fidèle à Lyria et porteur pour mes affaires. Il me fallait au moins ça pour espérer à m'en sortir seul.

"Oh heum... et bien c'est à dire que..."

"Ça va, ça va. Vous est loin d'être le seul à faire ce genre de chose."

Je me contentais de répondre par un léger sourire, au fond, il m'avait donné l’occasion de ne pas à avoir me justifier sur ce point. C'était le chef des gardes qui me parlait , enfin si "chef" si on veut, officiellement il n'était qu'un simple garde comme les autres, mais j'avais établi une petite hiérarchie entre ce dragon et les autres gardes. Afin d'avoir un donneur d'ordre et des suiveurs parmi mon escorte. Je n'étais pas comme Lyria, ou comme un hero, je ne pouvais pas survivre seul dans un tel endroit. En revanche, j'avais pris le temps d'acheter à tous le monde de quoi se protéger du froid. Du cuir chaud et épais d'immense créature habitué au froid. C'était juste histoire de ne pas avoir froid. Au passage cela servait aussi d'armure , bien qu'une armure de cuir épais, c'était beaucoup plus adapté ceci qu'une armure de métal. Acheter tout ceci m'avait coûté de l'argent, j'avais du vendre quelques un des tableaux que j'avais gardé de coté. J'estimais avoir bien préparer mon voyage, enfin suffisamment arriver jusqu'ici, mais je ne pourrais pas y rester indéfiniment. J'avais toutes-fois pas l'intention d'abandonné, j'étais certain de pouvoir y arriver, comme toujours, j'avais confiance en moi et ça même si la situation n'était pas à mon avantage.

Je traversais différente ruine, ignorant tout ce qui avait bien pu se passer ici. Les gardes me racontaient des histoires lier à l'ancienne guerre , que Cynder elle-même avait un lien avec ce qui c'était passé. Habituellement les histoires m'intéressaient toujours, mais là j'avais bien d'autres chats à fouetter. Une chose était certaine, si Lyria était passé par là, elle n'avait laissé aucune trace d'elle ici. Qu'est ce qui avait bien pu passer par la tête de la reine pour décidé de se cacher ici. Elle ne craignait donc pas le froid? J'aurais probablement le temps nécessaire pour lui poser toutes les questions que je voudrais, à voir si Lyria serait honnête dans ses réponses. Je préférerais encore ne pas avoir de réponse qu'avoir comme réponse des mensonges. Je ne faisais pas ce voyager pour rien, je le faisais par pur fidélité, une fidélité presque aveugle. Je savais que peu de monde ne comprendrait la raison de cette fidélité, mais moi je le savais parfaitement.

Peu à peu, je commençais à ressentir un certain malaise. Nous n'étions pas seuls dans les ruines, quelque choses se déplacer. J'ignorais quoi, j'ignorais qui? C'était le premier signe de "vie" que j'avais pu apercevoir ici, je fus impossible de savoir si Lyria était dans les parages ou non. Elle pouvait être n'importe où maintenant, la médium m'avait affirmé que je trouverais la reine Lyria, au fond ne disait-elle pas ça pour me faire plaisir? Qu'est-ce qui pouvait lui faire affirmé ça. Lyria avait beau être sur ce continent, je n'avais pas d'emplacement précis où chercher.

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Mar 1 Mai - 17:28

Bien des semaines s'étaient écoulées après le départ de Ryspo. Lyria avait déplacé son château de cristal à l'Extrême Nord du Freezer de Dante, par simple précaution. Après la découverte du traceur sur le bracelet trafiqué de Ryspo, on ne sait jamais. Finalement, Lyria a accepté que Nessie reste auprès d'elle. Elle avait alors de nouveau fusionnée avec Lyria, corps et âme, pour ne faire qu'une à nouveau. Nessie avait goûté aux joies et aux plaisirs de la chair, en ayant son propre corps, et pourtant, elle préférait rester vivre dans celui de Lyria. Disant qu'elle arrivait mieux à respirer avec elle, avec le corps de sa douce, qu'avec le sien. Par amour, autrement dit.


Bref, Lyria était sortie pour se promener aux alentours. Depuis quelques temps, les ruines de cette grande forteresse l'intriguait. Il paraît qu'une bataille très violente a eu lieu, ici. Avec Cynder et des membres de l'Empire, à l'époque où elle était encore Dark Cynder. La curiosité naturelle de Lyria la poussa à explorer les lieux. La forteresse tombait en ruines, mais son architecture était complexe. Elle devait être bien plus riche, autrefois... au bout d'un moment, Lyria finit par s'ennuyer. Elle fit apparaître de ses paumes des petits papillons, et d'autres petits animaux animés par magie. Ils gambadèrent près d'elle, lui tenant compagnie, en plus de Nessie. Les petits lapins s'amusaient à sauter de tables en tables en couinant joyeusement. Alors que Lyria avançait, elle entendit des bruits de pas. Elle se figea net. Bruits de pas. Répétitifs, et irréguliers. Ils étaient plusieurs. Mais plusieurs quoi ? Lyria bondit sur un mur, et s'y accrocha, pour se hisser dessus. Parce qu'il n'y avait plus de toit ici, évidemment. Elle fit disparaître les animaux d'un claquement de griffes. Pas très discrets, ceux-là.


Accroupie de façon à ce qu'on ne l'a voit pas, Lyria déploya les ailes à demi, et attendit. Ils se rapprochaient. On aurait dit des dragons. Lyria bondit vers un autre mur, puis rampa dessus, s'approchant prudemment. Oui, des dragons. Six. Mais ils portaient quelque chose sur le dos. Des manteaux de fourrure, peut-être. Etrange. Ca ne ressemblait pas à un groupe d'amis. Le dragon noir semblait être à la tête, vu d'ici. En tout cas, ce n'était pas Cynder. Il était plus petit, et bien plus massif. Visiblement, ils avaient du "entrevoir" Lyria, car ils s'arrêtèrent, comme s'ils avaient vu quelque chose. En s'approchant plus, Lyria reconnut une silhouette familière.


- Viel... ? Qu'est-ce qu'il fiche ici... ? Est-ce que c'est pour... oh, non... ne me dites pas que c'est pas vrai... et merde.


C'était bien ce qu'elle redoutait. Il était avec des gardes de l'Empire. Sans doute pour venir la chercher. En tout cas, Lyria venait de parler à voix haute... et Viel semblait l'avoir entendu. Ouais, bah, s'ils voulaient des explications, c'est raté. Lyria n'a pas à se justifier de quoi que ce soit. C'est son choix, point. Elle secoua la tête, puis partit dans la direction opposée, bondissant de murs en murs vers la sortie des ruines.

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Mar 1 Mai - 21:04

Il me fallu un moment pour identifié le bruit, j'avais cru pendant un premier temps d'avoir rêver.  Mon imagination qui me jouait probablement des tours. J'étais probablement trop obsédé par ma quête que je finissais par halluciner. Quand les gardes j'avais vu les également s'arrêter et se tourner vers le bruit. Quelqu'un avait parlé à voix haute, elle avait cité mon nom. Les gardes se retournèrent vers moi, il y avait de forte chance que ça soit Lyria. Les gardes me fixèrent, comme si j'avais fais quelques choses de pas très bien...

"Quoi? C'est pas moi qui a parlé cette fois..."

"Vous nous avez dit que Lyria vous avez demandé la retrouver, mais c'était faux?."

Ils avaient surement mieux reconnu la voix que j'avais reconnu. Face à cette petite constatation du chef des gardes. Je pris un air légèrement... gêner, comme quelqu'un qui venait de faire une bêtise. C'est idiot allait t'il me faire perdre du temps. Je vais devoir improvisé une réponse on dirait. Je repris mon calme très rapidement, un tel chat qui rebondit sur ses pattes, j'avais réussi à les embarqués jusqu'ici afin d'avoir une escorte, je pourrais très bien me débrouiller.

"Attendez! J'ai jamais dis ça. J'ai dis que j'avais besoin de la retrouver ! Nuance. Arhhh , je sais ce que je dis n'arrange pas les choses, j'ai juré fidèle à Lyria et personne d'autre ! Si Lyria va au bout du monde, si celle-ci ne m'interdit pas de la suivre, je dois la suivre. C'est ainsi."

Je me décidais de m'envoler vers l'endroit où j'avais entendu le bruit. Je n'y trouvais personne. Bien que je voyais les traces. Je pouvais sentir son odeur sur le mur, pourquoi était-elle parti. Oh... elle ne désirait pas être suivi... Bien-sûr, je suis un idiot... J'aurais du le deviner ça. Je ne comptais malgré tout pas abandonné. Que celle-ci. J'entendais dans mon esprit la promesse que j'avais faite à Lyria. J'avais juré son mon honneur de mettre ma plume et mes pinceaux à sont servir. Non pas ma vie... Pourtant j'avais presque agit comme t-elle. J'aurais pu simplement resté au château, lui rester fidèle et tenir ma promesse et pourtant... Nous n'étions ni ami, et encore moins... amant. L'amitié ne pouvait coexister entre un subordonné et un supérieur. Était-je trop loyal? J'aurais du l'oublié après m'être mis à son service et au service de l'empire. Tant de question... Cela me rendait presque fou.

J'observais différente trace sur les murs voisins... Elle avait sauté d'un mur à un autre. Je ne savais pas si je devais continué à la suivre ou faire demi-tour. Non... hors de question de faire demi-tour, les gardes ne l'accepteraient jamais. J'aurais jamais dû les embarqués là dedans, il n'était pas l'heure des lamentations. Je devais remonté jusqu'à Lyria coûte que coûte. Que celle-ci m’envoie balader si ça lui chantait. Je m'étais entrepris de la retrouver, je la retrouverais, il y avait aucune autre alternatif acceptable.

Je remontais la piste comme je pouvais, les gardes ne semblaient pas décider à m'aider, en soit je ne pouvais pas leurs en vouloir. Je finissais à vouloir appeler Lyria, sans savoir si celle-ci répondrait à mon appel. Je n'avais pas à lui courir après, c'était très impoli de suivre ainsi une reine. D'un autre coté crier son nom alors que celle-ci cherchait à se cacher était idiot... En aucun cas il était dans mes intentions de la ramener. Toute fois je pouvais tenté de communiqué avec elle. J’éclaircissais ma voix afin de parler le plus fort possible.

Ecoutez ces quelques mots
ohhh vous qui êtes dans les parages
J'ai eu ouïe de votre présence en ces lieux glacer...
Me ferriez vous l'honneur de répondre à mon appel
Ohh noble dame des ténèbres, j'ai parcouru le monde
Jusqu'au bout du monde je vais, pour vous
Je ne tenterais point de vous juger ni vous importuner
Ma plume et mon pinceau sont votre ténébreuses dame
Me feriez vous honneur d'accepter mes services
Rejeter mon appel et je repartirais le cœur plein de miséricorde


J'avais tenté de prendre une voix mélodieuse. J'étais probablement pas douer pour écrire un chant, toute fois ma voix resté juste à mon goût. Les gardes qui m'avaient entendu me prenne probablement pour un fou. Lyria aussi, mais peut-être qu'elle serait attentive à mes quelques vers. Je l'appelais à travers un poème, il n'avait aucune rime ou presque, pas le même nombre de syllabe. Je n'étais même pas certain que ce poème serait agréable ou même joli. Je passais simplement pour un fou, me faire passer pour un fanatique ou un demeurer. Au fond les artistes étaient souvent vu comme ça. Je savais pourquoi je la suivais maintenant... Cette reine dragonne m'inspirait, c'était en quelques sortes ma "muse". J'attendis un bref instant assez vite pour ne pas perdre Lyria, j'espérais avoir retenue son attention. J'avais espéré que me donnant en spectacle ainsi je pourrais la convaincre. Elle seule décidait désormais.

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Mer 2 Mai - 11:55

Lyria n'était plus qu'à quelques "murs" de la sortie. Elle en atteignit un autre quand elle entendit quelqu'un chanter. Elle s'arrêta en ricanant. Drôle d'endroit pour se taper la chansonnette, non ? Lyria pivota avec précaution sur le mur, remuant doucement la queue, en entendant le contenu des paroles, un brin amusé. Lyria était juste curieuse de voir qui chantait ainsi. Elle éclata de rire en reconnaissant Viel. Mais il est sérieux, là ? ... Mais il est sérieux, là ? Il est tombé sur la tête, ou est juste désespéré ? Et est-ce qu'il sait qu'il chante un peu faux ? Lyria le regarda, puis leva les yeux au ciel d'un air ennuyé. Il commençait à remonter sa piste, mais Lyria s'en moquait. Elle ne le craignait nullement. Elle avait juste pas envie qu'il la suive. Et encore moins d'avoir à se justifier, alors qu'elle n'a justement rien à justifier devant personne. Qu'il vienne, et Viel aura l'honneur de goûter aux joies d'un ballet aérien...


Mmmh... tiens, au fait. Ils sont où, les gardes ? Les yeux de Lyria se mirent à briller quand elle passa en vision enchantée. Avec la magie noire, elle ne voyait plus que la silhouette des murs, ce qui lui permettait de voir au travers. Elle rit de voir que les gardes étaient attablés autour d'une table délabrée, en regardant Viel comme s'il était devenu cinglé. En tout cas, ils avaient pas l'air très loyaux, ces gardes. Lyria ne pu que constater que Viel n'allait visiblement pas reculer, vu qu'il était toujours sur sa piste. Ce qui commençait sérieusement à agacer Lyria. Elle se gratta les écailles de la tête, puis une idée lui vint. Mmmhmmhmmhmm... un sourire mauvais étira ses lèvres. Pourquoi on ne s'amuserait pas un peu, d'abord ? Lyria se volatilisa dans un nuage noir. A force de vivre à l'écart du monde en ermite, Lyria devenait de plus en plus associable - voire agressive -, mais elle n'avait pas perdu son petit côté malicieux. Devenue invisible, Lyria bondit dans les airs, et plana jusqu'aux gardes sans un bruit. Imprégnant sa voix de magie noire, elle imita la voix de Viel pour les narguer.


- Eh, les gars ! Pendant que vous flemmardez en jouant au poker, moi, j'ai retrouvé la piste de Lyria ! Et ouais ! Moi, je suis pas un petit con de garde qui ne sert à rien !


Lyria s'éloigna à nouveau en planant, réprimant son fou rire. Mon dieu, le bordeil que ça va faire... elle regarda les gardes aller vers Viel en s'étranglant de rire. Mmmhmmhmmhmm... est-ce qu'elle va être plus méchante ? Oh, ouais, allez. Rien que pour s'amuser, un peu. Toujours invisible, Lyria décolla et prit de l'altitude. Elle s'approcha encore une fois d'eux. Elle combina son Vent avec sa Glace. En les déployant, ses ailes immenses génèrent une brutale rafale de vent glacée, assez forte pour les faire vaciller, perdre l'équilibre, et tomber du mur. Dans un nuage noir, Lyria réapparut volontairement en riant, se posant sur le mur, remuant la queue de satisfaction. Elle les toisa du regard avec mépris, avec un ton venimeux.


- Bah alors, mes p'tits choux ? On fait la sieste ? On veut faire un gros dodo ? ... Et ouais, c'est moi. Lyria. Tss... je me moque de savoir pourquoi vous êtes là. Vous avez rien à faire ici. Si ce n'est vous suicider en venant vous congelez vous-même ici. Et toi, Vielou, t'aurais mieux fait de rester chez toi, plutôt que perdre ton temps à gambader dans des ruines moisies. Vous avez... rien à faire... ici ! Alors, vous déguerpissez sur-le-champ ! Ou je prendrais un immense plaisir de vous faire valser dans les airs autant de fois qu'il ne le faudra !!!

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Jeu 3 Mai - 9:08

J'avais perdu un peu de temps à me donner en spectacle. Au fond, je n'avais aucune idée de l'impact que ça avait eu pour Lyria. L'avais-je fais réfléchi? Avec le recule Lyria était bien plus têtu pour réagir à cela. Toutes fois elle ne pouvait plus m'ignorer si je continuais à suivre sa piste, je ne comptais pas l'harceler en suivant sa piste dans tous le continent. Elle avait le droit de rester seule si elle le voulait, je souhaitais au moins que celle-ci m'annonçait les choses en face à face. Je ne craignais pas une réaction violente de sa part, du moins, je ne craignais pas la violence de sa réaction future... Certes j'avais ma propre sensibilité, mais le peu de temps que j'avais pu côtoyé Lyria m'avait permis d'avoir un vaste idée de comment pourrait-elle réagir. Je savais qu'elle réagirait mal, si elle prenait ma visite comme étant bonne, la reine serait venue directement à moi. Tout ceci était logique, mais comme on peut le comprendre je ne souhaitais pas avoir fait ce chemin pour rien.

Je ne prêtais plus attention aux gardes, je pouvais très bien me débrouiller seul. Je n'avais besoin d'eux que pour m'escorter après tout. D'autant plus qu'il avait besoin de se remettre du fait que Lyria ne m'avait donné aucun ordre et qu'indirectement, je m'étais foutu d'eux. Au fond je respectais leur fonctions, mais j'avais besoin de pion à mes cotés et ils l'avaient plus ou moins senti, des excuses ne suffiront peut-être pas avec eux. Bon peu importe...

En levant la tête j'avais cru voir une forme se dessiné devant le soleil, cette forme avait obstrué un bref instant l'arriver de la lumière jusqu'à moi. Cela n'avait durait qu'un bref instant. J'ignorais que ce que j'avais vu était Lyria qui voler. Je manquais encore un peu d'analyse sur ce genre de détail... J'entendis ensuite une voix parler. C'était ma propre voix pourtant je ne m'exprimais pas. Cette voix provoqué directement les gardes. Je pris un air surpris et je me tournais légèrement vers les gardes qui allaient vers moi. Le plus inquiétant dans l'histoire c'était qu'ils ne me parlaient pas.

"Je vous fait la promesse que j'ai nullement parlé cette fois-ci. Ce n'était pas moi ! Jamais je dirais "les gars" c'est bien trop... familier pour moi ... "

A vrai dire je tentais surtout de trouver une excuse à l'improviste. Au fond quand je m'énervais, je n'hésitais pas à insulter. En temps normal je gardais un langage assez courant comme tout le monde, même si je limitais les familiarité, elles n'étaient pas exclu.
Pendant ce temps là Lyria, toujours invisible était prête à nous jouer un mauvais tour. J'avais revu cette  forme plus bas dans le ciel, mais cette fois-ci j'avais senti du vent plus fort balayer le mur sur le quel je me trouvais. Je compris que quelqu'un était ici. Je levais la tête légèrement, mais trop tard, je me sentis perdre l'équilibre et je tombais du mur aux cotés des gardes. On avait visiblement bien énervé la reine cette fois-ci, à moins que celle-ci jouer. Malgré tout j'avais anticipé ma chute , j'avais pu un peu mieux me réceptionner que les gardes. Rapidement je me relevais et j'avais pour seule préoccupation première de dégager la neige que j'avais sur moi. J'avais cette manie en moi d'être toujours propre et impeccable. J'avais malgré tout remarqué Lyria. Elle avait un ton agressif. Celle-ci avait... changé, physiquement et mentalement je le crains. J'avais elle ne m'avait adressé un tel regard de mépris par le passé. Je ne valais donc plus rien à ces yeux? Non, ce n'était plus exactement la Lyria que j'avais connu. J'avais eu une partie de ma raison pour laquelle elle était ici. Pour être seule avec elle-même. Il y avait probablement d'autres raisons au final. J'écoutais ses paroles ainsi que ses petites moqueries. Comme je le craignais, elle me demandait partir. Les gardes tant qu'à eux avaient déjà fuis, je restais seule face à Lyria. Quelle escorte que j'avais... Enfin là n'était pas le plus important, je me débrouillerais. Mon porteur tant qu'à lui était resté à l'arrière. Je l'avais nullement insulter lui. Il avait pris ses distances la seule chose dont j'étais sûr. Après avoir pris le temps nécessaire d'observer la reine, je me décidais de lui adresser la parole après m'être incliné devant elle.

"Votre majesté... Que vous est-il arrivait..."

Ce n'était pas une question que je lui posais. Je n'attendais vraiment quoi que ce soit comme réponse à cela. Je répondis d'une voix calme et assez douce. Je n'avais pas peur, mais si je savais que cette fois-ci elle n'hésiterait pas à me blesser si elle le désirait. Avant, jamais elle ne me blesserait sans raison, mais cette fois-ci je n'étais pas certain.

"J'ai juré fidélité envers vous. Il semblerait que vous ne soyez plus celle que j'ai connu aux cieux concordants. Je n'ai plus vraiment de chez moi vous savez. Mon chez moi c'était Warfang. Sans vous au château , je n'ai nullement de raison d'y rester. Je dois vous admettre que je ne vous comprends pas, personne n'a jamais pu vous comprendre j'imagine... Enfin... peu importe. J'étais venue en personne vous chercher ici, non pas pour vous convaincre de quoi que ce soit... Je souhaiterais resté à vos services ma reine... "

Je soupirais et je secouais légèrement la tête, c'était probablement peine perdu, mais je continuais.

"Je ne vous comprends peut-être pas, mais vous ne comprenez pas la fidélité aveugle envers vous qui m'anime. Pourtant c'est plutôt logique... C'est pour tout ce que vous avez fait pour moi, vous m'avez sorti d'une mauvaise passe, vous m'avez redonné l'inspiration et vous m'avez même entraîné au combat. Cela ne me dérange pas de rester ici si c'est votre désire, je m'adapterais au froid. Mais je tenais à vous dire une chose, vous êtes une grande reine, le monde a besoin d'une reine telle que vous. Je désirais vraiment vous servir, vous soutenir. Est-ce que vous pouvez le comprendre? Vous voulez vraiment me faire valser dans les airs pour cela? Alors que je suis près à risquer ma vie pour vous? Alors peut-être que vous aviez raison... J'aurais jamais du venir ici pas pour vous... Quoi qu'il en soit, cette endroit est magnifique et je compte bien l’exploré quelques temps. Si vous désirez vraiment me renvoyer sans même prendre le temps de discuter... alors faite dont. Ou même si vous voulez me tuer, vous savez très bien que je ne pourrais pas vraiment vous en empêcher."

Je restais calme, droit sur mes pattes, impassible. Je ne pouvais plus être plus déçu. Je ne m'attendais pas à un changement d'avis de Lyria. Le syndrome de la "reine des neiges", c'était donc ça qu'elle avait? S'isoler dans un lieu glacer afin que personne ne la retrouve.

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Jeu 3 Mai - 17:57

Mmmhmmhmmhmm... Viel qui croit connaître Lyria ? Tout faux. Il n'a pas encore eu l'occasion de faire connaissance avec le "vrai elle". Et autant dire qu'il est loin de la vérité. A vrai dire, le "vrai elle"... eh bien, c'est Lyria, version "complètement pétée". Par rapport à la Lyria d'avant, bien sûr. Et pas dans un sens négatif, comme certains pourraient se l'imaginer. Comme il aura bientôt l'occasion de le voir, d'ailleurs. Intéressant. Viel peut voir Lyria, quand elle est invisible ? C'est drôle, parce que certains dragons possédant l'élément Ombre y arrivent, et d'autres non. On peut supposer que ça doit avoir un lieu avec leur "spécialité élémentaire". Après tout, les capacités d'un dragon sont uniques pour chacun d'entre eux... ce n'est pas impossible. Bref. Lyria était plus que ravi de son mauvais tour. Oh, non. Elle voulait pas vraiment jouer aux méchantes, là. Juste jouer tout court. C'est cool de pouvoir faire tout ce qu'on veut, tôt le matin jusque tard le soir... mais bon, tout seul, c'est pas drôle. Et puis, ça fait un moment qu'elle a pas eu de compagnie. Lyria riait de voir que les gardes avaient détalés comme des lapins. Gros trouillards. Les gardes ne sont pas supposés savoir faire face à ce type "d'intimidation" ? Ah bah, faut croire que non. En tout cas, pas ceux-là. Au moins, Lyria a confirmation : ils ne servent à rien. Limite, ils étaient là pour tenir compagnie à Viel... le voici donc seul face à elle. Tiens, c'est drôle. Viel doit être champion de la diplomatie. Il n'a rien dit quant aux mauvais tours de Lyria. Mmhmmhmmhmm.


Lyria se fit les griffes sur le mur en grommelant avec exaspération, voyant Viel la dévisager ainsi. Qu'il le dit, s'il veut son portrait, hein ! Sans gêne, le Vielou. Bah, quoi ? Elle a changé, et alors ? Elle est pas un extraterrestre, non plus. Pourquoi il la dévisage, comme ça ? Ouais, bon... c'est vrai que Lyria a pas été très cool avec lui, mais bon... c'était juste une mauvaise blague. Y'avait rien de bien méchant" là-dedans. Tout de même, sur ses différences... il va pas en faire tout un fromage ? Si ? Roulement de tambours. Aaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh.... eh bien, si. Lyria fit mine de réfléchir, l'air ironique, puis elle haussa les épaules d'un air dédaigneux.


- A moi ? Rien ! Rien du tout. Ou, peut-être que si. Question de point de vue. Alors, je vais pas entrer dans les détails, mais... disons que j'ai juste laissé éclater le vrai moi au grand jour, alors je suis super contente, je kiffe ma vie, tout ça... ça va très bien, comme tu peux levoir. Tranquille.


Lyria avait radicalement changé d'attitude. La cause ? Non, Lyria n'est pas malade. Elle va bien. Plus que bien, même. Elle est heureuse, mais comme elle ne l'a jamais été depuis longtemps. Elle a l'impression de redécouvrir complètement la vie. Sans exagérer. Plus de politique. Plus de pression sur les épaules. Personne pour la blâmer, la critiquer, la juger. Elle peut faire tout ce dont elle a envie. A n'importe qu'elle heure. Sans avoir à se soucier de quoi que ce soit. La vie rêvée, quoi. Ou plutôt, la vie QU'ELLE rêvait. Et, pour une fois, c'est bien plus qu'un rêve. Au grand bonheur de Lyria. C'est pour ça qu'elle a autant changé. Elle n'est plus obligée de se faire passer pour ce qu'elle n'est pas. Parce qu'elle est enfin libre d'être tout simplement elle-même. Qu'est-ce qu'il y a de si difficile à comprendre ? N'est-ce pas ce qui pouvait lui arriver de mieux ? Avec toute la vie qu'elle a eu jusqu'ici... ? Et puis, franchement, ça change totalement de la Lyria calme, posée, réfléchie qu'ils auront tous connue. Là, elle est tellement plus cool, spontanée, énergique... sérieux. Lyria se sent bien mieux dans sa peau que quand elle était l'ancienne Lyria. La dragonne noire leva les yeux vers Viel, et l'écouta jusqu'au bout. Sérieusement ? Il a rien compris, en fait. Elle sourit.


- Oh là là... t'es pas drôle, mec. C'était juste une mauvaise blague. Quoi, t'y a vraiment cru ? Wouah, je suis une super bonne actrice, alors... sérieux, comme si j'allais t'agresser. Tu m'as rien fait du tout, alors pourquoi je le ferais ? Franchement, réfléchis un peu, mon gars. Que de problèmes, que de problèmes, ce que tu me dis là, hein, Vielou ? Toi, t'as pas changé. Toujours sérieux, de A à Z. Faudrait peut-être que t'essaies d'être un peu plus... je sais pas, moi. Cool ? Posé ? Spontané ? J'en sais rien, je suis pas toi. M'enfin, quand je te regarde, on dirait qu'y a toujours quelque chose qui va pas. T'es toujours en train de te plaindre... là, tu joues au martyre avec une tête de chien battu... bon, je suis pas là pour te juger, c'est pas mon genre. Mais mec, respire un peu. Faudrait que tu balances un peu, tout ça... toutes ces "formalités", dans lesquelles on t'a élevé. C'est pas parce que t'as été élevé chez les riches que tu dois - forcément - te comporter comme eux, hein. Sois pas aussi "coincé", mec. Autrement, t'arrêteras pas de t'embourber, et tu les résoudras jamais, tes problèmes. Bon.... et si on commençait par les prendre un par un, ces problèmes ? Faudrait pas que je te perde en route. Bouge pas, mon gars, j'arrive.


Lyria se dressa sur ses pattes arrières, qui se mirent à briller d'un éclat bleu vif. Elle fit apparaître une planche de surf en glace à ses pieds. Elle sauta dessus sans hésiter à la manière des skatteurs, glissa le long du mur en riant, avec des "OUAIS !" et des "YOUHOU !", fit quelques figures, puis fit un salto arrière, pour atterrir souplement devant Viel avec élégance. Lyria rattrapa la planche d'un geste nonchalent. Elle s'assit tranquillement sur un banc, et s'accouda sur la table.


- Ouais, alors, ça, c'est normal, hein. J'ai mes p'tits délires, de temps de temps. Fais pas attention. Alors, alors... ton "il semblerait que", tu le balances. J'ai changé, et t'as pas besoin d'être un génie pour le voir. Tu me comprends pas, et je peux le comprendre. Peu de gens en sont capables. Mais toi, t'es un artiste. En y réfléchissant plus, t'y arriveras. Y'a pas de raison. Hum... pour le reste, je sais pas trop quoi te répondre. Alors, c'est vrai, ce que j'ai entendu. On me considère encore comme une "Reine" ? Franchement, j'en suis étonnée. Quand j'étais "Dark Lyria", j'ai défoncé la moitié de la forteresse, j'ai agressé les autres membres, j'ai lâché cette folle de Satana avec sa horde de gros psychopathes sur eux, j'ai possédée des membres de l'Empire pour en assassiner une par vengeance... et j'ai décidé moi-même de déserter l'Empire. Alors, moi, être une "grande Reine", euh... je crois qu'on repassera. Pour être honnête, là, je suis plus la Reine de grand chose, au cas où t'aurais pas remarqué. M'enfin, j'imagine qu'un titre, ça se perd pas comme ça.


Elle sembla réfléchir un instant, puis reprit.


- Mec, ça me touche, ce que tu me dis là. Traverser tout un contient de glace rien que par loyauté, c'est beau. Y'en faut, de la force et du courage, pour faire ça. Et ça, je le vois, quand je te regarde. Je le sais, que ta vie doit pas être facile, en ce moment. Mais... rester au service de quelqu'un comme moi, ça va juste... pas être possible. Regarde-moi. J'ai plus trop l'étoffe d'une Reine, là. Une Reine, elle doit se montrer crédible, représenter l'autorité, le peuple, et blablabla... est-ce que j'ai une tête à être "Reine", mon p'tit Vielou ? Avant, j'veux bien... mais là ? Non. Non, c'est non, Vielou. Je peux pas t'accepter. Je veux pas te mettre dans la tête des faux espoirs. Y'est fini, le temps où je te donnais des ordres, et tout, et tout. Faut passer à autre chose, maintenant. Je suis désolée de te le dire, mais... tu devrais peut-être te mettre au service de quelqu'un d'autre. Y'en a plein, des Rois et des Reines, dans le monde. Y'en aura bien un qui saura aussi apprécier ton talent à sa juste valeur. Je sais que j'en ai fait beaucoup pour toi, alors qu'on est pas vraiment des potes... mais c'est surtout parce que je suis comme ça. Je suis pas du genre à laisser quelqu'un dans la merde. Y'a que les connards et les coeurs de glace, qui font ça. Je suis ni l'un ni l'autre. En tout cas, si tu tiens à rester dans le coin, et visiter ces ruines, je peux que te conseiller de te construire un abri, mon gars. Fait super froid, la nuit. Et je te parle même pas des blizzards de la mort qui te préviendront pas quand ils arriveront. Mais y'a pas grand chose à voir, ici, et je vois pas comment tu pourrais "t'adapter au froid". T'es déjà obligé de porter cette fourrure pour pas avoir froid. Tu devrais te trouver un endroit où aller, le plus tôt possible... toi et eux, vous tiendrez pas longtemps, ici. Moi, j'ai l'habitude du froid. Pas vous. Vous devriez partir. Le plus tôt possible sera le mieux.


Elle hocha la tête, restant un moment silencieuse. Puis Lyria entendit un corbeau. Bruyant. Trop. Agacée, elle pivota sur le banc. Nickel, il lui tournait le dos. Avec un sourire narquois, elle se baissa pour ramasser de la neige. Elle forma une boule entre ses pattes. Elle plissa les yeux, le fixant du regard. Puis, dans un geste ample, elle la balança sur le corbeau. Il la reçu en pleine tronche, et tomba. Lyria bondit sur lui, l'emprisonnant dans une patte, puis lui tordit brutalement le cou, le tuant en un rien de temps.


- Ca t'apprendra à ouvrir ton clapet, corbeau de malheur, avec ton putain de chant déprimant... bon, je dois en avoir largement assez. Ragoût de corbeau pour moi ce soir. Et toi, mec ? T'as des provisions, au moins ? Et tes gardes ? Y sont partis dormir ?

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Ven 4 Mai - 20:18

J'étais légèrement désorienté par ma chute, autre chose allait me désorienter. Le fait de me retrouver seul face à Lyria alors qu'il y avait à peine quelques instants des gardes étaient à mes cotés rajoutait un certain stresse que je parvenais à dissimuler. Je restais entêté à mes petites idées et je tentais de convaincre Lyria comme je le pouvais. Je regardais Lyria se faire les griffes, elles ne semblaient pas intéresser par ce que je disais, mais en tout cas, la reine ne me redemandait pas de partir. Celle-ci me répondit de manière assez étrange, elle m'expliqua qui ne lui était rien arriver , mais elle employa un mot que je ne l'avais jamais entendu dire.

"«Kiffe ma vie?» voilà un terme bien étrange venant de vous j'ai envie de vous dire..."

Ces quelques mots sonnaient presque étrange dans ma voix, comme si je tentais de parler une langue étrangère.  Une expression de jeune... je n'étais pourtant vieux loin de là et je me sentais déjà dépassé de mode. Lyria se moquait t-elle de moi? Je pouvais voir son attitude changer. Elle semblait heureuse et moi j'étais désormais troubler. Qu'est-ce que cela signifiait ? Elle semblait bien plus énergique, joyeuse, jamais je n'avais pu la voir ainsi, bien sûr, de temps en temps elle souriait. Ce n'était plus la reine que j'avais connu, c'était sûr et certaine. J'écoutais ensuite les explications de Lyria. Je devais bien dire que je m'étais pas attendit à une telle réponse, ni à un tel changement de langage. Je restais bouche bée pendant un bref instant , je repris mes esprits rapidement pour tenter de comprendre la situation. Sa personnalité avait complètement changé, elle me reprochait d'être trop sérieux Je détournais un bref instant par simple gêne, la dragonne noire allait trop loin dans son analyse à mon goût, mais je n'osais l'interrompre par politesse, ou peut-être parce qu'il y avait une part de vérité dans ce qu'elle disait. Je suis quelqu'un de bien trop mélancolique, rarement satisfait de quoi que ce soit et j'en passais. Faire la liste de tous mes petits défauts de personnalité seraient bien trop long. D'un autre coté, je ne voyais pas comment voir les choses positivement quand ce vie le monde en ce moment. Sans compter que sans Lyria , je n'avais aucune raison de rester au château. D'autant plus que ce radical changement de personnalité de la dragonne me perturbait, ce n'était pas naturel de changer de personnalité comme cela. Je me retournais vers Lyria et je commençais à dire pour protester envers ses dires.

"Mes excuses votre altesse, mais comment je pourrais être vraiment heureux dans de quel condition, mes parents sont toujours..."

Je m’interrompis ensuite quand je vis les yeux de Lyria briller d'une couleur bleu vive. Que faisait-elle? Qu'est ce que c'était ce morceau de glacial? Une planche? Elle surfait? Une chose était certaine, elle ne semblait pas faire semblant. J'aurais probablement préféré que ça ne soit qu'un autre jeu d'acteur de sa part, quoi que... au final elle semblait heureuse. Seulement, on dirait qu'elle était redevenue presque enfant, comme une jeune adolescente. Elle avait perdu en maturité, la dragonne n'avait plus la prestance d'une dirigeante, je n'étais même pas certain de m'adresser à Lyria. J'aurais même juré que ma reine aurait eu heureux d'avoir une personne avec un tel comportement en face d'elle. Maintenant j'hésitais, devrais-je vraiment la bassiner avec mes désires personnels ? Je l'ignorais désormais, maintenant j'avais d'autres préoccupation, j'avais besoin de comprendre le pourquoi d'un tel changement chez elle. La reine se justifiait ensuite, disant que c'était normal... alors que ça ne l'était pas vraiment à mes yeux, enfin pas venant d'elle. Je ne disais rien à cela afin de ne pas casser son délire. Je me contentais de répondre d'un sourire car au fond, je ne vivais pas un moment désagréable. Un moment pas désagréable, mais qui ne m'empêchait pas de ressentir un certain malaise. La dragonne noire m'expliqua pourquoi elle ne sentait plus comme une reine, elle me rappela tout ce qu'elle avait pu faire de mal. Je n'avais rien fait pour empêcher tout cela, je n'avais rien pu faire surtout si ce n'était qu'être absent de tout ceci. Je souris légèrement et j'ajoutais ensuite.

"Quoi qu'il en soit, j'étais partie retrouver ma reine, je l'est retrouvé. Je suis ravis que vous soyez heureuse ici votre altesse. Seulement, je dois vous avouer mal comprendre ce qui a modifié ainsi votre comportement. Etes vous sûr que tout ceci est normal? On ne change pas aussi radicalement sans raison. Oh oui tant que l'on est là"

Je tentais ma patte, celle qui portait un bracelet magique. Il restreignait mon utilisation de la magie, elle devait savoir ce que c'était , car elle même me l'avait appliqué.

"Votre altesse, j'aurais vraiment besoin que vous me retiriez ce bracelet je vous prie. C'est une autre raison qui m'obliger à venir ici, si vous n'êtes pas capable de me le retirer, je serais contraint de resté sous vos ordres car ma magie est toujours sous vos ordres. Je ne peux pas m'en servir librement, je vais avoir besoin de ma magie pour plus tard en ce qui me concerne."

J'espérais seulement qu'elle en serait capable, qu'il y avait pas une clé ou quoi que ce soit qu'elle n'avait plus en sa possession. Je revenue ensuite sur les premiers propos qu'elles avaient tenue.

"Oui, je voulais dire. J'ai toujours été un peu mélancolique de nature, quand je vois ce monde médiocre, même se passage est à mes yeux plus impressionnant que la plupart des personnes que je peux croisé tous les jours. Ce que je tenais à préciser c'est que vous ne m'avez probablement jamais vu heureux ou quoi que ce soit. Je suis arrivé au château, de force. On m'a laissé peu d'option que de travailler pour vous, ensuite j'ai mes parents qui sont toujours dans les cellules du château. C'est pour cette seconde raison que j'ai du mal à rester heureux. Je ne vous demanderez pas de vous aider pour ça, j'ai une vaste idée de comment faire, mais sans magie et quelque étude c'est impossible"

Suite à cela j'écoutais enfin des paroles réconfortante à mes yeux. Elle reconnaissait malgré tout ma loyauté, même si malgré tout je n'avais aucune raison de resté avec cette nouvelle Lyria avec qui je discutais. Il semblerait que je ne sois plus qu'à deux doigts pour redevenir un dragonne libre. En soit, la liberté était un choix de répit bien plus que convenable. J'observais de nouveau Lyria lors que celle-ci me demanda si j'avais l'impression qu'elle était toujours une reine. J'en revenais à penser si quelqu'un n'avait pas décider de rendre volontairement Lyria ainsi pour pouvoir la rendre inapte. C'était peut-être de la paranoïa, mais au fond ça légèrement restait probable. Les conseils que me donnaient Lyria étaient intéressants.

"Et bien... j'imagine que vous n'avez plus rien d'une reine. Je suis toujours intrigué par votre changement de personnalité bien trop radical... je vous reconnais qu'en partie dame Lyria. Je vais vous appeler ainsi si vous ne vous voyez plus comme une reine. Pour l'instant , je ne désire pas me remettre au service de qui que ce soit. Enfin, je n'y est pas pensé surtout. Pour ce qui est d'un abri... je vous avouerez bien que je m'attendais à ce que vous me proposiez un abri. Je ne souhaite pas m'imposé à vous ainsi, mais j'avoue avoir plus confiance en vous qu'aux gardes qui m'accompagne. Cela ne serait que l'histoire de quelques jours tous au plus... "

Tant qu'aux gardes, ils étaient restés à distance aux cotés du porteur, il avait comprit qu'il y avait plus aucun danger à première vue. Je leurs avaient fait signe de resté là où ils étaient. Toutes fois le doute reste en moi. Je n'avais pas le cœur net sur certain point. Ce changement de personnalité, elle ne disait pas tous. Un corbeau se mit à chanter, il était désagréable et bruyant. Lyria se décida de le faire taire en lui tordant la gorge. A cette action j'eu un déclic. Je commençais à penser que la dragonne avait une double personnalité... Cela serait crédible par rapport à ce que j'avais pu voir d'elle. J'avais déjà pu entrevoir l'une de ses doubles personnalité dans la forêt de Phebos, bien que celle-ci était encore différente des deux que j'avais vu... Je répondis à Lyria d'un sourire quand elle parla du ragoût de corbeau.

"Il y en a un qui chantera plus n'importe où. Je me demandais, vous êtes réellement seule dans cette endroit? Vous n'avez pas un chez-vous dans ce lieu glacé ?

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Reine Lyria

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Sam 5 Mai - 14:39

Intérieurement, Lyria riait comme une folle avec Nessie. Oh là là. Viel, il va devenir fou, si ça continue. Tout ceci n'était rien d'autre qu'un jeu, pour elle. Il y avait longtemps que Lyria n'avait pas eu une compagnie aussi agréable que celle de Viel. Elle en profitait un peu en "jouant" avec lui. A aucun moment, Lyria n'est retombée en enfance. Elle jouait la comédie. Toutefois, le "jeu" prenait une tournure auquel elle n'avait pas pensé. Donc, plutôt que de simplement "jouer", elle y mit quelques intentions derrière... ce qu'elle voyait de Viel en disant long sur lui... Lyria sourit avec nonchalance.


- Mec, tu connais pas le langage des jeunes ? C'est pas moi qu'y est inventé les mots, hein. "Kiffer", ça veut dire "adorer". J'adore ma nouvelle vie. C'est tout. Y'a rien de compliqué, hein. Ouais, bon, c'est pas un langage de Reine, tout ça... mais bon, y'a que toi et moi, là. On se comprend, mec.


Lyria expliqua les raisons de son soi-disant "changement". En voyant un Viel bouche bée, complètement perdu, Lyria sourit, réprimant un nouveau rire. Attention, un Viel à la mer. Qu'on aille lui chercher une bouée. Ah... il a l'air gêné. Lyria a dû toucher un point sensible. Parfait. On va pouvoir aller bien plus loin. Viel avait visiblement voulu protester, et Lyria comprit qu'il allait parler de ses parents, mais Viel s'interrompit net en la voyant surfer tranquillement sur le mur. Puis elle cassa l'image habituelle que Viel pouvait avoir d'elle. En racontant quelques mensonges. Et Viel y croyait. Lyria pouvait lui faire croire n'importe quoi. Même qu'elle est un alien venu d'une autre planète dans un vaisseau qu'est une météorite. C'est une blague, hein. L'humour, tout ça.


Mais bon. Il était temps de passer aux chose sérieuses. Et mettre fin à cette mascarade. Ca partait trop loin. Elle écouta Viel sans répondre, puis hocha la tête, comme si elle réfléchissait. Soudainement, ses yeux se mirent à briller en violet. Elle leva les yeux vers lui. Un grand flash mauve. Lyria avait dressé une illusion autour d'eux. Dans un nuage rougeâtre, Viel semblait flotter au-dessus d'un gouffre sans fond. Lyria lui apparut, mais inaccessible, comme si une barrière invisible empêchait Viel d'avancer. Elle le fixait intensément, et se mit à tourner autour de lui.


- Viel, mon cher. Mettons fin à cette petite mascarade, veux-tu ? Ah oui... cela va mieux, quand je parles ainsi, n'est-ce pas ? Oui, tu comprends vite. Même s'il y a du vrai, dans tout ce que j'ai pu te dire, tout ceci n'était qu'un jeu. J'avais besoin de savoir ce que toi, et tes compagnons, pouviez bien faire en ces terres désolées. Malheureusement, j'ai toujours eu... une certaine méfiance, vis-à-vis des étrangers. Et puis, comme je te connais mieux, je me suis arrangée pour faire fuir tes compagnons. Parce que toi, j'étais sûre que tu ne le ferais pas, mon cher. Tu ne l'as jamais fait, et sans doute ne le feras-tu jamais. Bien, commençons. Je dois t'avouer que je suis très en colère contre toi. Et très... déçue, de ton attitude. Mentir ainsi à ces gardes, pour ton bénéfice personnel. Juste pour avoir une escorte. C'est clairement l'impression que j'ai eu de toi, dès les premiers instants où je t'ai aperçu. Viel, pourquoi te montrer égocentrique envers eux ? Alors que tu pouvais simplement leur dire la vraie raison du pourquoi que tu venais ici. En ce moment même, sois certain qu'ils ne sont pas près de te faire confiance à nouveau. Oh, tu peux me dire que je me suis jouée de toi, depuis le début, et cela est bien vrai. Ma foi, oui, je le reconnais. Mais l'un ne rattrapera pas l'autre. Car tu leur as fait exactement la même chose.




Elle le laissa répondre sans ciller, puis poursuivit.


- Dans le cas où tu n'aurais pas saisi la pleine portée de mes paroles, sache que je n'ai pas complétement changé, contrairement à ce que tu avais l'air de croire. Je vais bien. Et je suis toujours Reine. Bien que je ne me considères plus tellement comme tel, je le reste néanmoins. Car il y a des rumeurs disant que je le suis toujours, et que Cynder n'est pas près de me destituer de mon titre. Puisque ces rumeurs s'avèrent vrais, qu'il en soit ainsi. Je resterais donc la Reine qu'ils réclament tant. Humpf. Viel, très cher. Ne le prends pas mal, mais... de toute manière, je n'ai pas besoin de ton opinion, quant au fait de savoir si j'ai l'étoffe d'une Reine ou non. Parce que je l'ai, et je le suis. Car je pense honnêtement que les vrais Rois et Reines ne sont pas obligés de "s'afficher" en tant que tel. Leurs couronnes et bijoux ne sont que symboles de leur royauté. C'est - par exemple - leur façon de diriger, et de se faire aimer, qui permet au peuple de le reconnaître lui-même en tant que tel. Certes, ils ne sont pas obligés d'obtenir son approbation pour gouverner. Mais qu'est-ce qu'un royaume sans son peuple, Viel ? Reconnais-tu la Reine que je suis, à présent ? J'en arrive au point qui devrait justifier ma colère et ma déception envers toi.




Lyria se mit à gronder d'un air mauvais.


- Quelle était donc cette façon de me dévisager, jeune dragon ? Es-tu comme tous ces imbéciles, incapables d'accepter la différence? Si j'en crois ta réaction, oui. A aucun moment, je n'ai eu la réelle impression que tu m'acceptais, telle que je suis. Ce qui m'est arrivé, c'est que j'ai laissé éclater - et ce n'est pas un mensonge - le vrai moi au grand jour. C'était mon plus grand secret, et il fallait le dévoiler. Sans cela, je serais restée prisonnière de moi-même pour toujours. Et je n'exagère pas. Mais ce vrai "moi", es-tu seulement près à l'accepter, Viel ? Toi qui est déjà incapable de comprendre ce changement soudain. Je n'en pouvais plus de devoir me comporter juste comme une Reine. Je voulais être bien plus. Le vrai moi. Le moi que je cache depuis toujours, car je craignais qu'il ne soit jamais accepté... qu'il soit toujours blâmé, jugé, méprisé... à cause de personnes telles que toi. Essaie seulement de me dire le contraire ? Rien qu'en me dévisageant, tel que tu l'as fait, cela en dit long sur ce que tu peux bien penser de moi, mon cher. Et oui. J'ai beau m'être fait pour une dragonne adulte qui aurait perdu la tête, et serait retomber en enfance... tu ne peux que constater qu'il n'en est rien. Tout ceci était un petit test, à ton intention. Pour voir si tu étais capable d'accepter ce vrai moi. A l'heure actuelle, tu en es incapable. Mais je peux - peut-être - arranger cela. Si seulement tu savais plus écouter, et t'ouvrir aux autres. Au lieu de te noyer dans tes propres désirs égocentriques. Comme celui que tu m'as montré, en me demandant de t'enlever ce bracelet. Je ne te l'enlèverais pas. Cela devrait te permettre d'apprendre à écouter, et à réfléchir... à tout ce que je peux bien te proposer.




Lyria dessina quelques formes dans les airs. Les formes se changèrent en étoiles de cristal. Avec leur reflet argent et bleuté, elles étaient de toute beauté.


- Commence par me dire ce que tu vois, Viel. Que je sache comment tu perçois l'art............ même ta propre nature d'artiste témoigne de ce que tu es. Tu aimes qu'on te flatte les écailles, quand tu peins. Inutile de te rappeler la place que prend ton égo dans tout ceci, j'imagine ? Qu'as-tu de plus à produire pour toi-même, franchement ? Ah, non ? Ce n'est pas le cas ? Je ne compte même plus les tableaux que j'ai trouvé de ta main, et qui représentent des paysages. Rarement j'ai vu des portraits. Sache que les vrais artistes sont ceux qui savent mettre leur art au service des autres. Nous vivons dans un monde où les gens se déchirent entre eux, et eux-mêmes. Le monde n'est pas médiocre. C'est toi qui le voit ainsi. Parce que tu ne fais rien pour te rendre heureux. Même dans des temps difficiles, tu peux trouver le bonheur. Comme moi, quand je me suis trouvé une vraie famille, dans ces lieux obscurs des Cieux Concordants. Ta famille, Viel, je peux te le dire, maintenant que tu écoutes. Ils vont bien, et ils sont libres. La nuit de mon départ de l'Empire, ma soeur les a libéré. Parce que elle, elle sait aussi penser aux autres, Viel. On a besoin des uns, et des autres... il faut leur montrer le bon chemin à suivre, et que tout n'est pas si sombre, quand on sait où regarder. Oui, Viel... moi aussi... je suis une artiste. Je suis bien plus qu'une simple Reine. Même si je peux supposer que tu l'as compris, maintenant. J'aurais pu être comme toutes les autres. Mais il faut croire que le destin - s'il existe - en a décider autrement. Ceci me fait d'ailleurs penser à mon histoire préférée. Celle de la Princesse Rebella. Permets-moi de te la raconter.




Lyria fit disparaître les étoiles. Elle fit apparaître des silhouettes, pour illustrer ses propos.


- Elle se devait de se comporter en tant que Princesse six jours sur sept. Sauf que ceci la mettait mal à l'aise. Toutes ces responsabilités, elle pouvait les comprendre, mais les accepter, c'était une toute autre histoire. Être rebelle, c'était dans sa nature. Elle n'y pouvait rien. Mais qui étaient ces gens, pour la juger ? Qui n'acceptaient pas ses différences ? Ses parents ont donc accepté - à contrecoeur - de lui laisser carte blanche, mais uniquement pour une journée. Alors, chaque jour, elle attendait avec impatience le retour de celui qu'elle chérissait le plus : le septième. Le seul jour où elle pouvait être elle-même. Être autre chose qu'une Princesse. Et y laisser libre court, sans aucune crainte. Plus le temps passait, moins elle avait la patience - et la force - d'attendre. Le chagrin la consumait lentement, et elle songeait à se pendre. Un beau jour, ses parents ont enfin compris qu'elle ne pouvait pas vivre heureuse ainsi. Alors ils lui ont dit : "Sois juste toi-même." Ce fut le plus beau jour de sa vie. Le peuple entier l'avait accepté, telle qu'elle était. Il l'aimait, l'admirait, et la respectait. Ses parents en étaient fiers. Car, en devenant elle-même, elle était devenue également la meilleure Princesse qu'on eu jamais vu. Cette histoire, mon cher... c'est moi qui l'est écrite. Parce que c'est la mienne. La fin n'est que le désir le plus cher que j'éprouve encore aujourd'hui. On ne peut pas changer les mentalités. Mais leur insuffler ce besoin de se remettre en question, pour qu'elles puissent au moins essayer de le comprendre. Quand je vois tous ceux qui ne font pas même l'effort de le faire... est-ce trop demander ?




Lyria semblait s'éloigner de Viel de plus en plus.


- J'en ai amplement dit. Tout a été dit. Si tu es incapable de comprendre ce que je voudrais que tu comprennes, je ne peux plus rien pour toi, Viel. J'aurais essayé. En tant que Reine, et amie. Je vais te laisser réfléchir, mon cher. Tu voulais être de nouveau à mes services. Je peux exaucer ce voeu. Mais pas tant que j'aurais une réelle preuve de ta loyauté. Me demander de te retirer ton bracelet, c'est plus qu'explicite, à mes yeux. Retourne donc auprès de tes parents. Retrouver ta vie d'avant. Pleine de mélancolie, de solitude, et d'égocentrisme. J'ai cru comprendre que, finalement, c'est ce que tu souhaitais. Dans le cas contraire, je peux également exaucer ton deuxième voeu. Si tu veux un abri, tu l'auras. Mais il va falloir le mériter. Et pas que par loyauté. Si tu es capable de traverser tout un continent, rien que pour me retrouver, peut-être pourras-tu me montrer tout ce dont tu es capable. Là, je ne te dirais pas quoi chercher. Tu trouveras la réponse en toi.


Lyria brisa l'illusion d'un seul coup. Le Freezer de Dante se matérialisa brusquement autour d'eux. Et le vent glacial revient de plein fouet.


- Si cela peut répondre à ta question... non, je ne vis pas seule. Ma petite amie se trouve dans mon château. Un château de cristal géant. C'est là que je vis. Tu ne manqueras pas de remarquer qu'il est très... différent, lui aussi. Il se trouve au nord-ouest d'ici, à quelques kilomètres. Je descendrais débloquer son entrée dans une heure. Cela devrait te laisser le temps de méditer sur tout ce que je t'ai montré, mon cher. Si tu penses avoir suffisamment "réfléchi", tu n'auras qu'à venir frapper à ma porte. Dans une heure, Viel. Ta vie t'appartient. A toi de choisir.


Sans prévenir, Lyria se volatilisa dans un nuage noir. Invisible, elle décolla à tire-d'ailes, en direction de son château.

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Viel

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Dim 6 Mai - 14:18

Je me perdais dans les comportements, je ne comprenais pas ce qu'elle faisait, je n'arrivais plus à la comprendre. Ces intentions n'étaient pas claire à mes yeux alors qu'elle semblait évidente. Je ne cherchais plus à comprendre qui que ce soit dans profondeur. Je ne cherchais même pas à la comprendre, au fond peu importe ces choix, ça restait les siens, je ne souhaitais nullement la juger sur quoi que ce soit. Je fis un léger sourire

"Le langage des jeunes.... Je vois, disons que vous ne m'avez pas habituer à cela reine Lyria. Il est logique je sois un peu dérouté, mais passons, ce n'est pas important et c'est loin d'être grave."

Au fond, j'avais une confiance un peu trop aveugle envers Lyria. Je pouvais croire un peu tout est n'importe quoi de sa part à vrai dire, je pouvais accepté de nombreuse chose venant de sa part que j'aurais jamais accepté de qui que ce soit d'autres.
La reine avait lancé une illusion sur moi, je fus surpris un bref instant. Je me voyais au dessus d'un gouffre sans fond, comme si le vide infini était sous moi. Je me doutais bien que c'était Lyria qui faisait ceci. Je savais qu'elle en était capable, je ne semblais pas m'énerver, bien que tout ceci me faisait douter d'avantage. Elle allait me rendre fou. Je ne cherchais pas à protester bien que je posais quand même la question à la dragonne.

"Qu'est ce que cela signifie ? Si nous jouions franc jeu vous et moi tout ceci serait bien plus simple..."

En parlant de jouer franc jeu, c'était bel et bien son intention. La reine reprit un langage "normal", impossible de le nier , je préférais ce langage. C'était une simple question d'habitude, jamais je refuserais de parler à qui que ce soit parce qu'il avait une manière de s'exprimé différente de la mienne, seulement il m'aurait fallu du temps pour m'adapter un tel changement de la part de Lyria.

J'écoutais Lyria me parler, je l'observais tourner autour de moi, comme si elle me jugeait. C'était donc ça, elle me testait. Ma reine doutait donc de moi après ce que j'étais près à faire pour elle. On en venait aussi sur la manière dont j'avais traité mes gardes. Je ne les avaient pas ouvertement insulté, mais je ne pouvais le nier, j'étais servi d'eux comme des pions car j'avais besoin d'une escorte. Il y avait aucune doute là dessus, et j'avais été honnête avec moi-même sur ce point, mais pas avec eux. Je ne m'étais en revanche pas rendu compte à quel point mon comportement envers eux étant aussi égocentrique et égoïste. Moi qui avant était de nature plutôt généreuse, mais la solitude avait fini par peu à peu ronger cette qualité que j'avais pu avoir jadis. Pourtant la solitude était tellement plaisante, mais de nombreuse personne , y comprit de grand artiste la voyait comme un « poison de l'âme ».« La solitude est le poison de l'âme. » comme on disait... je n'en croyais rien, mais pourtant cela serait se voiler la face que de dire qu'elle n'avait eu aucun effet négatif sur moi. Ma capacité à avoir des relations sociales durables avaient été mis à mal. Je pouvais facilement sympathiser avec n'importe qui, mais rien ne durait jamais. Au fond, cela m'avait toujours convenu, pour moi l'amitié, c'était surfait, je ne pouvais que me tirer vers le bas m'égarant avec n'importe quel personne.

"Reine Lyria, j'aurais pu en effet être franc avec eux et annoncer clairement mes intentions, mais je doute que qui que ce soit aurait fait ce voyage dans de tel condition, personne n'aurait fait ce voyage pour moi. Je suis malgré tout très reconnaissant pour ce qu'ils ont fait... Je ne souhaitais pas blesser ou vexer qui que ce soit. Mais en étant parfaitement honnête, j'aurais été près à sacrifier des vies pour vous retrouver, j'étais même près à mourir en essayant. C'est surement horrible d'avoir penser ça, faire tout ceci pour retrouver quelqu'un, et pourtant... Eux ont probablement des amis, une famille, et moi j'ai mes parents... Au fond, j'assume ma façon d'avoir agir, même si je reconnais qu'elle n'était pas correct. Une chose est sur pour ces gardes, ils sont loyaux envers vous sans le moindre doute."

Je souris légèrement, bien qu'au fond je ressentais toujours cette tristesse et cette mélancolie. Au fond, j'agissais comme quelqu'un qui n'avait plus de repère, c'était peut-être ça... Lyria était mon dernier repère et j'étais sûr le point de la perdre. J'en revenais à me poser la question, si j'agissais vraiment pour elle et non pour moi. En partie, j'appréciais sincèrement Lyria, on ne pouvait le nier, mais je savais que sans elle, je me perdrais dans ma propre solitude, mes propres ténèbres que je m'étais créer. C'était probablement la raison pour laquelle je me sentais bien dans les cieux concordants, c'était à l'image des ténèbres qui m'entourer. C'était complètement percé sans le moindre doute, une vision perché pour un esprit souffreteux.

Lyria m'expliqua ensuite que celle-ci n'avait pas complètement changé. Elle ne se considéré plus comme une reine. De mon coté, je n'étais pas certain de ma manière dont je devais la considéré, cela avait-il encore de l'importance à l'heure actuel? Pour l'instant, pas à mes yeux. La dragonne parla de sa vision d'être une reine. Je ne pouvais savoir mieux quelle vie devait mener un roi ou une reine. J'écoutais mon interlocutrice qui avait fini par me demander si je la reconnaissais encore comme une reine.

"Vous êtes bien différente de la reine que j'ai rencontré la première fois. En aucun cas ceci n'est un problème, je suis juste confus par cette situation, mais je vous est reconnu comme reine dès le jour où je vous est juré fidélité, tant que vous ne me rejetez pas en tant que servant je n'ai aucune raison de ne pas vous reconnaître autrement que comme ma reine. Mais je ne comprends pas, pourquoi êtes vous en colère contre moi? J'ai peut-être mal agit avec ces gardes oui c'est vrai, je crains ne pas être capable de suivre votre pensé. Toutes fois... ce que vous dite m'évoque quand même quelque chose. Dans une histoire que j'avais lu, l'un royaume de cette histoire leurs rois et reines étaient au service du peuple et non l'inverse. Un peuple de montagnard et nomade soit disant passant... Les dirigeants traitaient le peuple avec respect et le peuple le rendait bien. J'ai toujours rêvé d'un royaume tel que celui-ci, mais je crains que ça soit impossible. Une chimère tel que l’égalité, ou la paix. Bien sûr j'espère avoir tord, j'espère que l'on me prouve que ma vision est bien trop sombre, car je ne suis incapable de voir ses propres par moi-même. Ma reine, à mes yeux ce monde court à sa perte, c'est inéluctable, j'ai compris cela dès que Warfang est tombé. J'ai tenté... de faire réagir les dirigeants de cette ville. J'aimais cette ville, mais elle est tombé au main d'un tyran. Tout ce qui me reste est mon art qui je crains, vous et mes parents si j'arrive à les aider..."

Au fond de moi, je commençais à comprendre, mais je ne voulais l'avouer. Je ne savais plus quoi pensé, j'ignorais même ce que je souhaitais réellement. Je pourrais souhaité tant de chose dans ce monde, mais l'ambition n'était plus au rendez-vous depuis bien trop longtemps. Je ne croyais plus en rien , ni en personne appart moi-même et la reine Lyria. Si elle venait à me rejeter, je serais définitivement seul avec moi-même. N'était-ce pas ce que je souhaitais au fond de moi? Je pourrais très bien exaucé se vœux, mais qui pourrait m'admirer dans cette solitude? Avec qui je pourrais échangé mes points de vues sur des sujets avec ou sans importance. Avec qui je pourrais discuter, rire, vivre en étant seul? Je devais me rendre à l'évidence , je n'étais pas fait pour rester complètement seul, aucun dragon ne pouvait... Nous n'étions pas fait pour être seul.

La reine commença à grogner pour me parler de la façon que j'avais de la dévisagé. Je crains que celle-ci avait mal comprit ma réaction. C'était plus de la surprise que du... mépris ou quoi que ce soit d'autre. Non, je ne m'attendais juste pas à sa réaction, et j'avais crains le pire...

"Heum... non attendez, votre majesté , ce n'est pas ce que vous croyez ! Vous interprétez ma réaction comme une incapacité d'accepté la différence , c'est faux. J'étais surpris rien de plus. Ne voyez pas ça comme du mépris, je sais quand même resté respectueux en aucun cas je rejetterais parce que celle-ci se montre pleine de vie , joyeuse et familière. La diversité fait la richesse, ma reine, je le sais parfaitement. Pour être honnête, j'ai crains que vous étiez tombé malade, je m'inquiétais plus de ça, c'est probablement stupide mais au fond... Comme j'ai expliqué, personne ne change aussi radicalement de personnalité sans raison, donc forcement, je me pose des questions."

C'était bien l'un des rares point où je pouvais contredire Lyria parmi tous les points qu'elle me reprochait. Je ne pouvais pas apporté de preuve en revanche, apporté une preuve sur ce que j'avais pu pensé pendant un bref instant était difficile. En revanche je comprenais peu à peu le point de vue de la reine.

"Donc... vous avez fait tout ceci, pour retrouver le vrai "vous" , vous souhaitez que plus personne ne vous méprise , vous juge... "

Je souriais légèrement et je soupirais. Au fond je comprenais ce point de vue et je crois que je l'appréciais...

"Personne n'aime être mépriser ou juger. Je suis peut-être égocentrique et j'adore la flatterie , un peu trop j'imagine. Mais quand j'ai l'occasion de complimenté quelqu'un je le fais. Vous savez... vous m'aurez expliqué directement que vous étiez en quête de liberté, je l'aurais compris... Je ne peux méprisé quelqu'un qui désire être libre, je ne peux juger personne sur ce point. Vous vouliez donc me tester, soit... jugez donc par vous même. En revanche que vous me reprochiez de vous demander de me retirer ce bracelet, je ne peux pas être d'accord sur ce point... En aucun cas c'est de l'égocentrisme de demandé une telle chose, je veux simplement pouvoir réutilisé ma magie librement, comme vous ou n'importe quel dragon enfaîte... Soit si vous refusez , je ne pourrais pas vous forcer. Mais... vous me pensez réellement dangereux à se point? Bon ce n'est pas grave, ceci reste bien secondaire au final..."

Je comprenais pourquoi Lyria me laissait le bracelet. Elle se doutait que je ne partirais pas sans que l'on me le retire, j'avais besoin de cette magie... Elle faisait partie de moi... Quoi qu'il en soit je ne me préoccuperais pas de ma magie pour l'instant, je pouvais bien attendre encore.

J'observais les étoiles de cristal que la reine créait. Je l'observais, j'avais une bref lueur dans les yeux. Lyria me demanda ce que je voyais... Elle était prête à remettre en question même ma vision d'artiste. Au fond la question qu'elle me demandait n'avait pas de bonne réponse. Bien sûr, c'étaient des étoiles... Sans le moindre doute... Seul un idiot se contenterait de répondre cela, ou une personne qui avait perdu foi en l'art, ce n'était pas mon cas... Je croyais en l'art.

"Physiquement... ce sont des étoiles en cristal, magnifique soit disant passant. Mais au fond de moi je vois une chose que je n'ai plus... l'espoir. Je symbolise l'espoir par une étoile, comme beaucoup de monde j'imagine. Moi c'est lié à ma mère qui me disait que quand j'étais perdu et que tout semblait sombre, il suffisait de levé la tête vers le ciel et suivre sa bonne étoile pour retrouver son chemin. L'étoile est sensé servir de repère pour rester sur la bonne voix... A mes yeux vous êtes ma derrière étoile... au fond cette étoile vous représente bien dans mon esprit. J'ai peut-être un dernière espoir que s'offre à moi... "

Je levais légèrement la tête vers le ciel quelques instants comme pour mieux réfléchir, je finissais par ajouter.

"Pour être honnête, j'ai toujours peint et écrit pour moi-même avant tout. Là où notre vision diverge, c'est que pour moi un vrai artiste produit ses œuvres pour lui-même et par passion avant tout. Bien sur cela n'exclu pas de pouvoir peindre pour autrui. La plupart de mes tableaux sont des paysages en effet, pas tous. A l'heure actuel j'ai votre portrait à terminé et celui d'une autre à commencer... Je ne peins que les personnes qui m'intéresse. C'est probablement égoïste. Je suis nettement plus alaise sur un paysage qu'une personne , sans le moindre doute. Je dois toujours me reprendre à plusieurs fois pour décidé une personne là où un paysage je réussi bien plus simplement. Ma passion est là le paysage, non le portrait, oh bien sur en aucun cas je déteste faire des portraits , non... j'ai adoré faire le votre , tout comme je vais adoré faire le prochain. Mettre son art au service des autres, c'est accepté de faire ce que les autres ont décidés, de s'adapter au "grand public". Je ne suis pas comme cela... On a déjà tenté à plusieurs reprise de "m'adapter " à ce "grand " public , mais voyez vous, la manière dont cela avait été fait m'a déplus. Pour en conclure sur ce point. Je pense pas qu'il y est une vision meilleur qu'une autre. Si on ne me voit pas comme un "vrai" artiste , soit de toute manière qu'est ce que signifie de terme, ça ne veut tout et rien dire..."

Quand la reine me parla de ma famille qui avait été libéré, je ressentis une grande joie m'envahir et cela malgré la petite critique de Lyria. Sa soeur, avait donc libéré mes parents? Elle parlait de Saphira? Il était vrai que la jeune dragonne avait fait preuve de beaucoup de compassion à l'égare de mes parents et même de moi. Je n'avais même pas pris la peine de retrouver voir mes parents, quand j'avais vu mes parents dans cette cellule, j'avais senti dans leurs regards, je n'étais plus leur fils. J'avais rejoint l'empire, j'étais un traite à leurs yeux. Je ne les avaient pas abandonné, mais je ne pouvais rien faire pour eux.

"Elle a fait... ça... eh bien je... je la remercie vraiment pour ce qu'elle a fait... Pour votre histoire, je suis prêt à l'écouter, mais je me demandais juste une chose, vous avez vraiment de l'espoir pour espérer que je puisse changer ainsi... Mais au fond... j'imagine que c'est loin d'être impossible, personne... depuis bien longtemps n'a essayé de remettre les idées en place de cette manière, c'est comme si vous voulez que j'ouvre les yeux... mais pour voir quoi? Quoi qu'il en soit... je vous écoute pour votre histoire."

Une fois mes derniers mots prononcés, j'écoutais la princesse sans interruption. L'interrompre en pleine narration serait une preuve d'irrespect total de ma part, je n'étais pas ainsi. Assez rapidement, j'avais compris que l'histoire qu'elle racontait avec cette fameuse princesse "rebelle" était inspiré de Lyria elle-même. De ce qu'elle ressentait en tant que reine. Une histoire simple à comprendre, avec une moral claire... Je repris la parole une fois son histoire terminé

"Etre sois même... on en est là, il faut lutté pour être soit même... Je comprends ceux qui lutte pour ceci, j'ai été "moi-même" pendant très longtemps, j'ai été déçu du résultat. Le social... dès que l'on veut tenté de se sociabilisé il faut forcement être un peu faux dans sa façon d'être... J'ai longtemps été un "boulet"... sur ce point en relation social comme j'ai déjà du expliqué. Les gens ont besoin de parler à quelqu'un qui les ressemblent, qui soit comme eux ils voudraient que tu sois. Si tu brille un peu trop dans un domaine, ils commenceront à de jalousé à te critique. En revanche si tu commence à les remettre en question , là c'est une insulte à leurs yeux... je ne pense pas avoir besoin de t'expliquer tout ceci. Je suis moi-même dans la solitude. Ma reine, je crains que ce que vous voulez obtenir des autres soit qu'une utopie... J'aimerais dire que ce que vous demandez n'est pas de trop, mais je crains qu'en toute franchise et j'aimerais avoir tord, oui je pense que c'est trop pour eux... Oh moi de mon coté... oui je veux bien que l'on me remette en question... Personne n'a osé réellement le faire. Toute fois, l'espoir existe peut-être encore... peut-être que ces étoiles dont vous m'avez montré sont bels et bien l'espoir. J'aimerais me tromper en disant que l'espoir n'est plus... Seulement je n'en suis pas convaincu..."

Lyria semblait s'éloigner, elle t'elle me laisser ici? C'était visiblement son intention. Quand j'entendis le mot "amie" sortir de la bouge de la reine, quelque chose se produisit en moi. Je répétais ses mots comme une prise de conscience...

"«Reine et amie?»"

Jamais je n'avais considéré la chose sous cette angle... Elle était ma reine, est-ce que je pouvais vraiment considéré ma reine comme étant une "amie?". Cette fois-ci je me sentis honteux, car c'était visiblement son cas. Je baissais la tête silencieusement. Je compris ce que tentait de faire Lyria pour moi. Elle endommagé ma fierté le plus habillement possible afin que changer ma façon de voir des choses. Je savais pourquoi j'étais près à suivre cette personne coûte que coûte, elle seule semblait pouvoir m'ouvrir les yeux sur qui j'étais... Ma reine faisait pas cela car j'étais un simple serviteur , mais parce que j'étais à ses yeux, un ami? C'était ce que j'avais compris et je me conforté dans cette idée. L'amitié... j'y avais cru un jour... Je n'y croyais plus maintenant. Certes j'avais bien quelques amis, dont un tisserand dans le monde des artisans. En y pensant, je n'avais même pas considéré Saphira comme une amie même après ce qu'elle avait fait pour moi. C'était donc ça le prix de la solitude? Un prix bien élevé ... Saphira méritait que je la traite comme une amie tout comme Lyria, mais je n'avais vu qu'en Lyria la reine et en Saphira , une personne très généreuse. Je n'arrivais plus voir en profondeur, je ne voyais plus que la surface. C'était peut-être cela mon problème... A partir de là , je ne répondis plus à Lyria, ce que je pourrais ajouter n'aurait plus d'importance. J'avais entendu qu'elle avait une petite amie, au fond, j'étais content pour elle, je venais à me demander si c'était pas l'amour qui l'avait rendu ainsi. Probablement... En soit c'était une bonne chose. La reine me parla de son château de cristal, elle me donna ses indications.

Ainsi elle désirait que réfléchisse sur moi-même... Je n'avais même pas fait attention que l'illusion autour de moi c'était brisé. Je laissais Lyria partir, j'étais seul, moi avec mes pensés. Les gardes étaient à mes cotés, ils attendaient probablement mes instructions. Pourquoi étaient t-il encore ici , à vouloir m'escorter ? Malgré le fait que j'ai volontairement laissé croire à un mensonge , ils restaient ici. L'un des gardes me demanda

"Monsieur. Que faisons nous? "

Je restais silencieux un moment avant de me tourner vers lui. Il me demandait en plus ce que l'on devait faire, il demandait ça à moi.

"Et bien... je vais récupéré mes affaires. Ramener le porteur chez lui. Il a eu sa paye, je lui avais donné avant ce voyage. Suite à cela... vous êtes libre, vous pouvez retourné soit aux cieux concordants , mais je pourrais comprendre si vous désirez faire autre chose. Vous êtes fidèle à Lyria, peut-être... je dis bien peut-être, qu'elle vous acceptera , sur ce point vous êtes entièrement libre à partir du moment où vous ramener ce porteur chez lui. Tant qu'à moi... je vais faire ce que je sais le mieux. Restez seul, pour l'instant."

Je récupérais mes affaires , je laissais des vivres pour les gardes et le porteur. Assez rapidement, je me retrouvais seul dans cette immense désert... Je commençais tranquillement à marcher en direction du nord ouest. Je réfléchirais en marchant. J'avais le temps. Une heure pour réfléchir. Il m'a fallu bien plus de temps pour comprendre que j'étais une déception, tout comme la vie m'avait déçu. Je regardais un bref instant mon bracelet, je repensais au fait que Lyria n'avait pas voulu le retirer. Qu'est ce qui pourrait bien prouvé à Lyria que si je revenais vers elle, je ne revenais pas uniquement pour ce bracelet , sachant que je désirais quand même que l'on me le retire. D'un autre coté, rien ne m'aurait obligé à écouter Lyria sans se bracelet, elle doutait de ma capacité à l'écouter si je ne subissais pas une forme de contrainte ?

Je me mis à repenser ensuite à son histoire. "Etre soit-même..." , son histoire avait beau être bel, mais être "soit-même" veut à la fois tout dire et rien dire. Je n'avais pas l'impression d'être quelqu'un d'autre, j'étais tel que je suis, seul, dépressif et la seule chose qui me remontait le moral était l'admiration que mes œuvres pouvait provoqué. En revanche, je pouvais être accompagné et heureux... Une chose était certaine, ma confiance en moi avait été ébranlé en tout point. Seulement si on détruisait pas ma confiance en moi jamais je me serais remis en question en profondeur. Je repensais ensuite à la vision de l'art de Lyria. Je restais convaincu que tout ceci était une question de point de vue, "un vrai artiste" , un terme trop vaste, jamais je ne me permettrais de dire qu'il y avait des "vrai artiste" que cela reviendrait à dire qu'il y en avait des "faux". J'affirmais que j'avais toujours voulu produire mes œuvres pour moi-même, mais au fond en réfléchissant, ce n'était forcement vrai. Je me mentais à moi-même en pensant cela. Mes premiers tableaux étaient des portraits , ceux de ma famille.
J'avais fais une comparaison douteuse en disant que créer pour les autres c'était "s'adapter au grand public". Je généralisais trop sur ce point, je pouvais très bien créer pour d'autres personnes en concevant mon style et en y laissant une partie de mon âme dans l'oeuvre en question. Ce qui me manquait surtout , c'était de l'espoir, ces fameuses étoiles qui étaient sensées me guider. Je n'avais aucune idée de comment me sortir de ce nihilisme, je ne pourrais pas en sortir en une heure. Je ne pourrais probablement jamais m'en sortir seul. Celui de rester seul ou celui de ne pas l'être. Il me restait encore une dernière chose à réfléchir, je devais montré ce dont je suis capable à Lyria, elle ne m'avait pas dit quoi chercher volontairement, c'était en moi. Que cherchez-t-elle? Ma capacité à m'ouvrir aux gens? Je n'arrivais plus à être sur de moi désormais.

Lentement, je faisais les quelques kilomètre qui me séparer du château de cristal. J'hésitais même à en faire un croquis rapide, mais le froid me rappela à l'ordre. Si mon manteau de cuire me protéger du froid, mes pattes à nues n'apprécieront d'être à l'air libre. J'abandonnais cette idée dans l'immédiat, je n'avais de toute manière pas l'esprit à cela. Au lieu de cela, je prenais le temps de nettoyer la neige sur moi, ce détail ne changerait probablement jamais, je prenais toujours le soin d'être "impeccable".

J'observais un instant le soleil avant de savoir l'heure qu'il était. On avait inventé des montres, je le savais.
Tranquillement une fois que l'heure donnait soit écoulé. J'arrivais tranquillement devant la porte. J'hésitais à toquer, bien qu'au fond de moi je savais ce que c'était la meilleur solution. Faire demi-tour ne me laissait qu'une voie sombre. Je me savais capable du pire comme du meilleur, en y repensant, je m'étais presque senti capable de sacrifier la vie d'autrui pour mes propres intérêts. Cela aurait fait de moi le genre de personne que je détestais à l'origine, les personnes qui font la guerre par intérêt personnel. Je ne souhaitais pas devenir ce genre de personne. Sans compter une raison importante que je ne pouvais oublié. Lyria m'avait traité en ami, moi qui croyait qu'une telle relation entre reine et servant était impossible. Doucement, je toquais la porte une première, on m'avait a peine entendu, je ne mériterais même pas que l'on m'ouvre. Cette première fois manquait d'assure. Peu de temps après je toquais une seconde fois, avec plus d'assurance. Je n'avais aucune idée de ce j'allais dire à Lyria. J'allais improvisé , un grand discours préparer ne vaudrait rien à mes yeux.

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Mar 8 Mai - 14:09

Ahahaha... ouais, des changements pareils, ça en dérouterait plus d'un. Tout ceci faisait penser à Lyria - avec beaucoup d'amusement - à Split. Ce dragon verdâtre, dans la Horde. Remarquable. Il a un total de vingt-trois personnalités dans sa tête. Il change tout le temps de personnalité, mais... on ne sait pas trop pourquoi. En fait, c'est vraiment ceux qui connaissent le mieux Lyria qui seront sans doute les plus surpris. Ils s'attendent sûrement à trouver une Lyria... bah, celle de d'habitude, et là... BAM !!! Tout faux. Mouais, Lyria aurait dû s'en douter. Mais bon, elle ne s'attendait pas à la visite de Viel. Du tout. Ah ouais, d'accord. Viel, avant : "Oh, mon dieu ! Je suis très surpris ! Je ne comprends rien ! Je vais devenir fou... !" Et Viel, après : "Ah, non, c'est pas grave en fait." Faudrait savoir.... Lyria riait.


- En même temps, mec, c'est pas le genre d'langage que tu pourrais employer dans un château. Avec mes copains, les p'tits gars de l'Empire, fallait bien que j'ai la "royale attitude", hein. Si tu vois ce que je veux dire. Je vais pas te sortir tout le blabla habituel quant aux habitudes que je suis supposée avoir... sinon, demain on y est encore. T'aurais plus qu'à monter une tente, faire un feu, et sortir les marsmallows. HAHAHAHA !!! .... Hum, t'as dit "dérouté" ? Plus que dérouté, nan ? Y'a un moment, j'ai cru que t'allais.... je sais pas. Crier ? Faire une crise cardiaque ? En tout cas, tes yeux te sortaient carrément des orbites, et ta mâchoire, on aurait dit qu'elle était pétée...


Une confiance un peu trop aveugle ? Viel était loin d'être le seul, dans ce cas-là. Que ce soit les gardes, les serviteurs, ou même le peuple... il arrive qu'on l'apprécie au point de lui faire confiance, et parfois trop. Les plus sadiques s'en serviront à leur avantage, pour leurs propres intérêts personnels, voire retourner cette confiance contre ceux qui leur auront accordé. Mais ce n'était pas le genre de Lyria. Si Viel se reprochait d'avoir beaucoup de défauts, il avait au moins la qualité de savoir garder son calme... même dans des circonstances aussi troublantes que cette illusion. Un autre dragon aurait paniqué en voyant ce gouffre sans fond, dans lequel il semblait prêt à tomber... eh bien, si Viel voulait jouer "franc jeu", Lyria n'a pas eu besoin qu'il le dise pour le faire. Quand il lui posa la question, elle secoua la tête avec un étrange sourire.

Oui, visiblement, il préférait ce langage. L'habitude, sans doute. A vrai dire, Lyria avait l'impression bizarre qu'elle parlait une langue étrangère, quand elle s'était mis à parler comme une jeune adolescente... oui, faut avouer que c'était perturbant, mais drôle pour le temps que ça aura duré. Pour ce qui est que Lyria doutait de Viel, il faut dire qu'elle a toujours eu du mal à faire confiance aux autres. Même quand elle connaît depuis longtemps. Et le fait qu'elle devienne associable n'arrange rien. Elle commença donc le "test", tournant autour de lui, et faisant visiblement tout pour pousser Viel à se remettre en question... pourquoi ? Eh bien, à première vue, c'est le genre de choses qu'il n'a pas l'habitude de faire. Et puis, n'est-ce pas le moindre que Lyria puisse faire, en remerciement d'une telle loyauté... ? Dans un monde comme celui-ci, c'est une qualité qui se perd. Et à un tel niveau, c'est rare. Lyria ne pouvait pas fermer les yeux sur ce genre de détails. Ce serait une grosse perte si Viel perdait une telle qualité...


- Personne ? Personne ne l'aurait fait ? Permet que je te contredise. Il n'y a pas si longtemps, j'ai revu deux connaissances, et qui ont fait le même voyage que toi, rien que pour me retrouver. Ils avaient la même force, le même courage, la même volonté. Je ne peux qu'imaginer les obstacles et dangers qu'ils ont croisé pour arriver jusqu'ici... mais ils l'ont fait, et au final, leurs intentions n'étaient pas si différentes des tiennes. D'ailleurs, je crois qu'on peut affirmer que tes gardes l'ont fait pour toi, et pour eux-mêmes. Ils t'ont suivi parce qu'ils ont cru en ton mensonge. Mensonge qui n'est pas si négatif, parce que ça leur aura permis d'arriver jusqu'à moi. Pour des raisons similaires aux tiennes, je suppose. Néanmoins, imagine les conséquences si vous ne seriez jamais arrivé. Un accident en cours de route, ou l'un des gardes mort de froid... et que ton mensonge aurait été découvert. Qu'aurais-tu fait, Viel ? Mon cher, leurs amis et familles seront remontés jusque toi. Et tu peux être sûr que ton mensonge t'aurait coûté très cher, si ça aurait été le cas. Tâche de t'en souvenir, la prochaine fois.


Mmmh... il la reconnaît comme Reine juste par fidélité, ou bien... ? Viel ne semblait pas comprendre la colère de Lyria. Pourtant, ce n'était pas difficile à comprendre, quand on y réfléchit en profondeur. Pourquoi Lyria était venue au Freezer de Dante en particulier ? Tiens donc... un royaume dans un respect mutuel, ceci sur un pied d'égalité... ça rappelait un peu à Lyria cet ancien royaume, au bord de mer, dans les Rivages du Dragon... ils gouvernaient de la même façon... jusqu'au jour où un sorcier maléfique, qui les jalousait, a anéanti tout le royaume avec ses sbires, s'en emparant par la même occasion... on ignore ce qu'il est devenu, car il ne reste que des ruines de cet ancien royaume. De la fumée noire sortait des naseaux de Lyria.


- Donc, ceci se résume à cela. On se plie devant moi, juste parce que je porte un simple titre... non, mais cela est très bien. Il n'y a aucun problème. Je pensais simplement que tu savais voir au-delà de cela. Au-delà d'un tel type de relation... serviteur-esclave avec une reine, sans aucun sentiments, ni relation, ni rien... penses-tu sincèrement que ça puisse marcher ainsi ? Pourquoi le peuple et les dirigeants - dont tu me parles - étaient sur un pied d'égalité, hum ? Utopique ou non, cette vision d'un royaume devrait être la vision de tous les royaumes. Or, il semblerait que ça ne soit le cas que pour quelques royaumes. Ce qui rend la guerre actuelle on-ne-peut-plus-explicite. Ta vision sombre des choses est correcte, mais penses-tu que les choses avanceront enfin dans le bon sens si tu t'obstines à t'enfermer tout seul dedans ? ..... Et si je suis en colère, Viel... c'est parce que je ne voulais pas qu'on me retrouve. Pourquoi crois-tu que j'ai choisi un endroit aussi éloigné et inhospitalier pour y vivre ? Parce que je sais que seuls les plus braves, les plus forts, et peut-être les plus "fous" le feraient pour avoir le cran de venir se planter devant moi. Tu semblais même prêt à me suivre, alors que je ne souhaitais pas être suivie. Sauf que tu ne sembles pas avoir envisagé cette possibilité. Si j'en crois ce que j'ai vu et entendu, tu étais bien trop concentré sur les désirs personnels de ta petite personne d'égocentrique... ce qui t'a fait oublier tout le reste. Et je hais les égocentriques. Se retrouver seul pour toujours. Chialer sur leur sort dans leur propre merde. Car ils seront négligés et oubliés de tous. Voilà le sort qui arrivera à tous les égocentriques, un jour ou l'autre. C'est ce que tu veux, Viel ? ...... Concernant Warfang, cette ville était déjà perdue bien avant que tu tentes de la sauver. Ils se sont eux-mêmes condamnés, par ce brasier meurtrier qu'est leur idéologie, avec tous les préjugés, les mentalités basses, et les idioties qu'elle a engendré. Ce brasier continuera de les dévorer, aussi longtemps qu'ils voudront danser dedans, avec la même facilité qu'ils se seront jetés dedans à pattes jointes. Ils se tuent eux-mêmes. Par leurs propres démons. Tu n'aurais pas pu les sauver. Et je doute que qui que ce soit le puisse, à l'heure actuelle.


La dragonne noire fouetta l'air de sa queue, pointant la lame de sa queue vers Viel, sans pour autant se montrer menaçante.


- Ah, oui... la divergence des points de vue. Mon cher, là où je reste calme et sympathique, il y a des chances pour que d'autres te sautent à la gorge comme une meute de loups affamés sur une chèvre blessée. Quand bien même tu ne penses pas à mal, tu causes du mal. De manière involontaire et implicite. L'interprétation d'un autre peut aller très loin, dans n'importe quel sens. Eh oui, malheureusement, il y a des dragons qui prendraient ce genre de regard comme un signe de danger, de la perversité, ou de l'agression. C'est un peu comme ce que tu viens de me dire, en me disant que tu avais peur que je sois "malade". Je pourrais très mal le prendre, car je pourrais le prendre pour de l'irrespect total, là où tu affirmes le contraire par rapport à mes différences. Et en Reine bien sadique, je pourrais te balancer dans les cachots, rien que pour ça. Mmmhmmhmm. Humour noir, mon cher. Ca, c'est bien l'une des seules choses n'ayant pas changé chez ma personne. Cela dit, je veux bien te croire. Au moins, je constate que tu n'as pas perdu ton honnêteté...


Ah.... ça y est, il commence à comprendre. On est sur la bonne piste. Lyria resta un moment silencieuse, voyant dans son regard qu'il voulait ajouter quelque chose.


- Oui, j'aurais pu. Seulement, je n'en suis pas encore au point où je peux dire "je te connais". Et puis, j'ai l'impression que le partage aide un peu, en ce sens. Tu en apprends autant sur moi que j'en apprends sur toi. Mmmh... mais encore une fois, tu penses à toi-même. A t'entendre, on croirait que tu es venu me retrouver juste pour... ce bracelet. Je le retirerais peut-être. Peut-être. Auparavant, c'était parce que tu avais des problèmes de pouvoirs. J'en ai eu aussi, alors je sais ce que ça fait, et je ne tenais pas à voir un autre risquer d'en souffrir au même niveau. Maintenant, la raison du "non" est tout autre. Ca ne dépend pas que de moi, maintenant. C'est aussi pour ça que je te teste. Je ne perds pas mon temps avec ceux dont le coeur est irrécupérable.




En ce sens, difficile d'être plus explicite. Lyria créa donc ces splendides petites étoiles. Ah, là, on tient quelque chose... voir quelque chose d'encore plus que quelque chose qui l'est déjà... est-ce que Viel la voyait réellement ainsi ? Elle l'observa un long moment en l'écoutant. Visiblement, oui. Lyria ferma la patte. Une sphère bleutée se forma dans sa patte. Elle la laissa haut dans l'air. Les flocons se changèrent en d'autres petites étoiles, alors que d'autres se collaient ensemble pour former des constellations et des planètes. Lyria sourait avec douceur.


- Vraiment, Viel ? Tu me vois réellement ainsi ? ...... Qu'est-ce qui t'es arrivé, Viel... ? Pour en arriver au point où tu n'as presque pu d'espoir... est-ce que tu as beaucoup de problèmes, en ce moment ? Ou, peut-être que... peut-être qu'il te manque peut-être quelque chose. Moi, étrangement, je ne vois pas en ces étoiles de l'espoir, ou même la réussite dans ce que je pourrais entreprendre... je vois la beauté en elle-même. La beauté se trouvant chez les gens, au fond d'eux-mêmes. Ce regard si pétilllant qu'ils ont, le jour où ils la découvrent. Et la beauté du monde lui-même. Les richesses et merveilles qu'il recèle, dont on n'a pas la moindre idée, ne demandant qu'à être découvertes... dire qu'au lieu de ça, l'Empire ne songe qu'à tuer et faire la guerre, comme si lui, ou même la vie, ne pouvait se résumer qu'à ça... tu ne crois pas que, dans les deux cas, ils pourraient être bien plus, s'ils se donnaient la peine de se remettre en question ?


Il disait qu'il n'arrivait pas à s'adapter au "grand public", parce que ça avait été mal fait. Eh bien, peut-être aurait-il fallu lui montrer une autre façon de faire. Ah, donc il est plus paysagiste. Pas étonnant que la plupart de ses tableaux soient des portraits. Cela dit, c'est vrai que la difficulté est plus haute, quand il s'agit de réaliser un portrait... que ce soit la texture des écailles, des cornes... le choix des couleurs... les ombres et les reflets de la lumière... c'est loin d'être un jeu d'enfant.


- Par passion, oui. Les plus belles oeuvres naissent de l'âme de l'artiste, et de l'amour profond qu'ils portent à l'art. Hum, par contre, produire pour soi-même... oui et non. Tu en tires du plaisir personnel, mais sinon, à quoi bon les produire uniquement pour toi ? Et qu'est-ce qu'une oeuvre sans personne d'autre pour la découvrir ? Qu'est-ce qu'une oeuvre sans un public... ? A force de produire simplement pour toi-même, tu finiras par t'en lasser... le "grand public", comme tu dis, ne sera pas partout pareil. Certains te diront "j'aime bien" ou "j'aime pas", sans savoir expliquer pourquoi. Alors que pour d'autres, cela les fera réfléchir ou leur évoquera des sujets - et autres - auxquels tu pourrais ne pas avoir pensé toi-même... certes, rien ne t'oblige à écouter leurs critiques, mais c'est avec ces critiques qu'on s'améliore et se perfectionne en général. Viel, je n'ai jamais dit qu'il y avait de "vrais" artistes. Je te montre simplement ce que les autre pourraient t'apporter, si tu étais à leur écoute... je t'avais déjà fait ce reproche, la première fois où nous nous sommes rencontrés.


Viel semblait ému. Malgré ce que ses parents lui ont "infligés"... quelle tristesse. Ils semblent avoir perdu confiance en leur fils. Mais est-ce que Viel leur a dit dans quelles circonstances il était entré dans l'Empire ? Il n'est pas le seul en tort, dans cette histoire... bref. Lyria n'avait pas précisé les circonstances exactes, mais oui, c'était bien Saphira. Lyria l'a apprit par Nessie, car la dragonne blanche était restée un moment pour aider Saphira et les orphelins a "déménager" de la forteresse. Visiblement, Saphira a voulu leur faire une fleur... quitte à devoir partir, autant libérer le plus d'innocents possibles... en plus de Luirio et Sweet Giggle. Lyria hocha la tête, remuant un peu les ailes.


- Eh bien... je n'ai pas eu besoin que tu me le fasses comprendre - parce que ça se voit - pour voir que tout n'est pas que ténèbres en toi. "L'espoir" dont tu parles... c'est toi qui le porte en toi. Tu as fait tout ce chemin par loyauté, et tu ne semblais pas voir la petite lumière qui brillait encore en toi, donc je me suis dit... que je pouvais peut-être faire quelque chose pour toi en retour. C'est le moins que je puisse faire envers un acte aussi noble, et d'une telle ampleur...


Hum... Viel qui aurait été déçu du "vrai lui" ? Peut-être ne l'allait-il pas "exploré" assez loin, ou ne l'aurait pas vu sous le bon angle ?


- Pendant tout ce temps, Viel, est-ce que tu étais vraiment le "vrai toi" ? Tu te comportais ainsi pour plaire aux autres... mais à quel prix ? Tu n'arrivais qu'à te faire du mal à toi-même... ce qui - du moins, c'est mon impression - ne t'a pas rendu heureux pour autant. Je ne pense pas qu'il faut changer pour plaire aux autres, mais changer pour soi-même. Ignore ceux qui te jalouse, Viel. La jalousie, c'est comme envier une personne, parce que tu as quelque chose qu'elle n'a pas. En plus, en devenant ce que les gens attendent de toi... ça ne te rendra pas heureux non plus. Ils en exigeront de plus en plus de toi, et un jour, tu finirais par craquer. Tu ne ferais que te détruire toi-même, en les laissant te marcher dessus. Alors qu'en devenant ce que tu veux être, tu t'affirmes plus. Tu n'auras pas à avoir honte de ce que tu es... qu'est-ce qu'il y a de mal à être soi-même ? Tu crois vraiment qu'en "copiant les autres", ils t'aimeront davantage ? Je ne pense pas. Je pense plutôt qu'on apprécie les autres parce qu'ils ne font justement rien comme les autres. Ils ont quelque chose d'unique... tu n'imagines même pas l'ennui que ce serait si tout le monde était tout le monde. Et puis, franchement, tu crois qu'on t'apprécieras davantage si tu es "faux" ? Les gens ont plutôt tendance à s'éloigner des "faux" et des faux-culs que de se rapprocher d'eux. Je crois qu'à leurs yeux, les gens qui sont eux-mêmes, qui ne se cachent pas, et le montrent avec sincérité... ces gens ont bien plus de valeur que les "faux". Car ils les apprécient pour ce qu'ils sont, et non pas leurs actions. Un peu comme ta peinture... bien qu'on puisse apprécier ton travail, Viel, au fond... c'est toi qu'on apprécie, à travers. Tu sais, je m'en doute un peu, que je me fais des illusions, par rapport à ce que je demande aux autres... mais tu ne crois pas qu'il vaut mieux être blessé en essayant, plutôt que de devoir rester caché toute sa vie... parce que les gens nous disent qu'on devrait en avoir honte, ou que c'est inutile ?




Tiens... les mots que Lyria a prononcé semblent avoir de l'effet sur Viel... à vrai dire, bien plus qu'elle ne l'imaginait... lorsque Lyria donna des instructions et s'éloigna, Viel ne semblait pas la voir partir. Il était si pensif. Lyria s'était retourné un bref instant, un petit sourire aux lèvres. Les gardes étaient revenus à ses côtés. Il faut croire qu'ils écoutaient Viel et Lyria discuter depuis le début..... Viel n'est peut-être pas le seul à s'être remis en question... et puis, peut-être que les gardes lui ont pardonné, car il aura dit la vérité avec franchise, sans rien cacher.... peut-être accepteront-ils à nouveau de l'escorter... Lyria se mit en route. Il lui fallut plusieurs minutes avant d'arriver au château. Elle se posa avec souplesse devant l'entrée, et composa le code. Les runes s'allumaient quand elle les touchait... et elles ne s'allumaient qu'à son contact. Pas celui d'un autre. Inutile de rappeler le nombre de Sortilèges de Protection entourant le château. Les portes invisibles à l'oeil nu se dessinèrent dans la roche cristalline, dur comme le plus solide des diamants, aussi blindé qu'un tank... elles pivotèrent, et se refermèrent pour laisser Lyria entrer.


Elle se fit les griffes sur le tapis de velours rouge, afin de retirer les quelques flocons coincés entre elles. Ses griffes cliquetaient sur le sol cristallin bleu saphir. Le cliquetis se répercutait en écho dans l'immensité des lieux. S'approchant d'un mur, elle composa un autre code, et une trappe secrète s'ouvrit, dévoilant l'Amplificateur et le Contrôleur de Puissance. Mmmmmmh. Il y avait encore un peu d'énergie. Mieux valait le recharger. Elle combina la Foudre avec la Glace. Des éclairs bleu vif surgirent entre ses mâchoires, et elle visa le cristal placé sur le Contrôleur de Puissance. Le cristal capta l'éclair, car il vint s'enrouler autour de lui. L'éclair fut absorbé par le cristal, qui mesura l'énergie avant de le répandre dans les réseaux de cristaux du château. Alors que Lyria refermait la trappe, une série de bruits se fit entendre, indiquant que la machinerie magique se mettait en marche. Les cristaux se relièrent entre eux avec leurs fimaments colorés habituels pour former leur réseau, formant de curieuses "guirlandes orangées", qui éclairaient doucement les différentes pièces du château. Lyria se fit plaisir en actionnant un levier : les piliers de glace s'illuminèrent de l'intérieur, et la couleur de l'éclairage changeait en douceur, passant par toutes celle de l'arc-en-ciel.... ah, un spectacle aussi beau que magique... il faut croire qu'elle ne s'en lassera jamais.


Lyria s'étala de tout son long sur le divan pourpre. Se mettant sur le dos, elle croisa les pattes derrière la tête. Elle combina sa Glace avec son nouvel élément Son. De sa bouche s'échappa un petit laser rose, qui se sépara en plusieurs autres lasers. Les lasers se détachèrent de Lyria pour prendre des formes. Des partitions de musique. De la même texture que le cristal, elles se formaient selon sa volonté, et se mirent à flotter dans les airs. Chaque note éclatait pour jouer un son, ce qui finit par produire de la musique. Elles réapparaissaient de temps à autre avant d'éclater à nouveau. A vrai dire, Lyria avait pensé à une musique au hasard... "Disintegration Monarchy" (avec Dita Von Teese), en version instrumentale. Elle aimait bien, ce genre de musique, avec un petit côté "ténébreux". Elle observait les va-et-vient aérien des partitions, qui se cognaient parfois entre elles avant de partir dans l'autre sens, en rebondissant sur les murs et les objets. Elle avait l'air songeuse. Nessie se sépara du corps de Lyria pour apparaître à ses côtés dans une lumière blanche. La dragonne blanche aux mêmes yeux ambrés lui souriait doucement. Elle et Lyria échangèrent quelques pensées. Nessie disparut quelques instants, avant de réapparaître avec du chocolat chaud, dans deux bols cristallins. Elle donna le vert émeraude à Lyria, et garda le rouge rubis.


- Ma douce... tu ne cesseras jamais de m'étonner. Le pousser à se remettre en question de la sorte, avec la simple force des mots...
- Bah, ce n'était rien. Je veux dire... ce n'est pas la première fois que je joue avec les mots. C'est un peu comme toutes les fois où j'ai dû négocier avec des marchands. Il faut bien savoir trouver une astuce pour qu'on se mette d'accord, ou ne serait-ce que pour le convaincre... y'a même des fois, j'ai dû ruser, tant certains étaient durs en affaire.
- Oui, certes, mais là, ça n'a rien à voir. Tu as voulu venir en aide à un dragon que tu considères comme un ami. Maintenant, il va te voir de façon complétement différente.
- Où est le mal dans ce que j'ai dit ?
- Mais nulle part, voyons. C'est juste que... Viel n'a sans doute jamais vu une telle relation.
- Eh bien, maintenant, il l'a vu. Franchement, Nessie. C'est des conneries, tout ça. Pourquoi il faudrait instaurer une barrière entre la Reine et les... rah, j'ai toujours détesté dire "serviteurs". Cette saloperie de "qualification" les rabaisse plus qu'autre chose. Je peux comprendre qu'on me voit au-dessus des autres, dans cette putain de "hiérarchie sociale"... mais je vois pas pourquoi je devrais considérer les autres comme tels. Ceux qui voulaient visiblement m'être "fidèles", j'ai tout fait pour qu'ils soient bien traités. Et non pas comme de la merde. Attends, Nessie..... être au service d'une vraie Reine, c'est un immense honneur... ils devraient en être fiers... plutôt que d'en avoir honte, comme ceux qui servaient Dark Cynder, car elle les traitait comme de la merde.
- Peut-être que les Rois et Reines respectaient ces... anciennes "traditions", parce qu'ils ne sont pas posé la question, contrairement à toi. Après, ceux qui les ont instauré pensaient sûrement que c'était "nécessaire". Pour éviter que leurs serviteurs ne prennent trop d'importance, et ne soient tentés de les renverser, tu vois.
- Hum... je suppose qu'il y a du vrai, dans ce que tu dis. Fichues vieilles moeurs à la noix. Néanmoins, je vois pas pourquoi ça devrait arriver. Si les Rois et Reines font tout pour être appréciés, et qu'ils y parviennent, le peuple ne devrait avoir aucune raison de leur en vouloir. Pourquoi ils dégageraient ceux qui les rendent heureux ?
- .... Un tyran. Un tyran, assoiffé de pouvoir. Qui se les mettrait dans sa poche, et faire un coup d'Etat.
- Bah... le peuple peut toujours se révolter contre lui, et passer sa tête au barbecue.


Nessie éclata de rire. Lyria, et son humour douteux. C'est pour ça que Nessie souriait si souvent. Ca lui faisait tellement chaud au coeur de revoir sa douce si heureuse... Lyria roula sur le flanc gauche, et reprit un peu de chocolat. Elles revinrent sur Viel. Lyria se demandait s'il viendrait vraiment. Rien ne l'y obligeait vraiment, après tout. Et peut-être qu'il aura envie de retrouver ses parents, maintenant qu'il sait qu'ils sont libres. Cela dit, une promesse est une promesse. Si Viel tenait à avoir un abri, et rester auprès de Lyria... comme il veut. Même si Lyria ne savait pas exactement ce que Viel fera, une fois au château... et puis, elle n'avait rien de spécial à lui demander... c'est déjà bien, un simple portrait... à moins que Viel veuille faire une série, ou commencer autre chose... on verra bien.

L'heure s'écoula lentement. Lyria faisait les cent pas dans le salon, jetant un oeil de temps à autre au miroir de la vérité. Ce miroir, capable de la montrer telle qu'elle était réellement, quitte à briser sortilèges et envoûtements. Et ce même miroir, capable de lui montrer à peu près ce qu'elle veut. Une personne, tant qu'elle n'a pas de protections contre l'espionnage magique. Et parfois, elle pouvait y voir le passé... voir le futur. Elle s'arrêta à nouveau. La surface polie d'argent la lui montrait, encore une fois. Lyria ne voyait pas qui avait construit cette forteresse... mais qu'autrefois, le Freezer de Dante avait été un Royaume à part entière. La majorité était des dragons de Glace, mais il y en avait de toutes sortes, et des créatures que Lyria n'avait jamais vu auparavant. Et encore une fois, ça finissait de la même façon. Lyria voyait cet ancien Royaume se reconstruire à nouveau... serait-ce le futur... ? Un futur dont Lyria serait en partie responsable... ? Il semblait que c'était bien parti pour. Nessie qui vient pour vivre avec elle, ensuite... peut-être Viel... qui d'autre, la prochaine fois ? Lyria et Nessie n'étaient sans doute pas au bout de leur surprise.

Nessie tourna la tête. Elle échangea avec Lyria, et se rendit à la cuisine. C'était léger, mais elle avait entendu. Quelqu'un frappait. Elles eurent un brusque sursaut. Les murs virèrent au rouge vif, et se couvrirent d'éclairs. Tandis que les cristaux de Peur s'enclenchèrent, et que des cris de sirènes horrifiques se faisaient entendre. L'alarme ? La boule de cristal posée sur le cristal de Lyria brillait. Elle y jeta un oeil, Nessie penchée sur son épaule. Oh... c'était Viel. Hum hum... l'alarme se révélait un peu trop "efficace". Lyria et Nessie échangèrent un regard, puis Lyria se frappa la tête. Nessie eut un rire tonitruant. Ah, la boulette. Lyria avait complètement oublié de le mentionner... euh, et Viel ignorait qu'il frappait contre le mur de la cuisine. Nessie s'occupa d'éteindre les cristaux de Peur - même éteinte, l'alarme resta néanmoins active -, et Lyria débloqua la porte d'entrée. Elle regarda de gauche à droite, et s'approcha de Viel, avec un sourire d'excuse. Elle lui dit simplement que l'entrée n'était pas là, et invisible à l'oeil nu. A vrai dire, à part Nessie, Lyria était la seule à connaître son emplacement exact. En revanche, il n'y avait qu'elle qui pouvait la débloquer, en raison de la présence des Sortilèges de Protection sur tout le château. Lyria le guida jusqu'à l'entrée, mais déploya les ailes pour bloquer le passage, l'air soudain très sérieuse.


- Alors, Viel. As-tu réfléchi, à tout ce que j'ai pu te dire ?

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Jeu 10 Mai - 16:03

Visiblement, je m'étais trompé, je n'étais pas le seul à avoir fait ce voyage pour retrouver Lyria. Quoi qu'il en soit, ceci ne me concernait pas vraiment jusqu'à preuve du contraire. Bien sûr, j'avais été accompagné de garde, ils avaient fait ce voyage comme moi. Lyria me parlait de certain risque lié à mes mensonges, j'étais assez perplexe, je n'avais pas vraiment pris le temps de réfléchir à toutes les conséquences. J'avais été bien trop focalisé sur mon objectif, mais cela ne m'avait pas empêché de me préparer comme il se devait.

"Eh bien... je... je m'en souviendrais la prochaine fois, pour ce qui est de vos connaissances qui ont fait ce voyage également, je n'étais au courant de rien. Je ne pensais pas à mal."

Je gardais mon calme malgré que Lyria me tournait autour, je ne comprenais pas les intentions de la dragonne, même quand c'était évident et clair. Est-ce qu'involontairement, je m'empêchais de comprendre en me refermant dans mes propres désires ? On me reprocher beaucoup trop de me focaliser sur ce que je désirais, seulement, quand on veut quelque chose, ne faut t-il pas tout mettre en oeuvre pour l'obtenir ? A partir quand il fallait laissé sa propre ambitions de coté ? Une réponse qui semblait logique encore une fois, la plupart diront que mes propres ambitions ne doivent nuire à personne. Le problème c'était que quoi l'on pourrait faire, on embêterait forcement quelqu'un.

J'observais la fumée que Lyria expirait, je devais probablement l'agacer profondément. Je l'agaçais donc à ce point, elle. Lyria me parla de la relation serviteur-esclave à reine. A mes yeux c'était catégorique, l'amitié ne pouvait exister avec une telle lien. C'était d'autant plus vrai avec un esclave, un serviteur avait quand même un meilleur rang. Aucun dirigeant ne penserait même à l'amitié avec une personne dite de "rang inférieur". Ce n'était pas que cette histoire de hiérarchie me plaisait ainsi, mais c'était ainsi que les choses fonctionné. Je décevais peut-être la dragonne avec ma vision sur ce point là.

"Pour ce qui est d'une relation esclave à dirigeant. L'amitié et le respect est impossible. La raison est clair, l'esclave n'a guère plus de valeur qu'un objet aux yeux d'un dirigeant. Et si cela venait à existé, le dirigeant devrait libéré l'esclave, sur ce point je ne pense pas me tromper. Pour un serviteur à la rigueur... il peut avoir de l’admiration pour son maître, mais jamais il n’envisagera une relation d'amitié. Il y aura du respect, par moment sincère par moment moins. Le serviteur peut avoir quelques sentiments d'empathie ou autre pour son maître et l'aimé tel quel. Mais la réalité, c'est qu'il y a une relation de dominant à dominé. Je ne suis pas du tout un expert en ce qui est de l'amitié, je dirais que je n'y comprends même pas grand chose, mais il y a un minimum de notion d'égalité pour que l'amitié existe sincèrement. Cela n'exclu pas qu'un sentiment d'amitié puisse existé toutes fois."

J'en avais pas forcement confiance, mais ce "sentiment d'amitié" semblait existé entre Lyria et moi. Je ne voulais juste pas me l'avouer. Ce que celle-ci avait fait pour moi dépassé bien plus la relation serviteur à reine. Je prenais le temps de réfléchir pour ajouter ainsi.

"Pour ce qui est de définir ce que devrait être un royaume... peut-être que oui, vous avez raison, il faudrait que tous les royaumes devraient avoir un dirigeant sur un même pied d'égalité que son peuple. Indirectement l'amitié entre dirigeant et serviteur se ferait plus aisément je pense. Nous aurions également moins de dérive des dirigeants, qui garderaient leur statuts de dirigeants sans être pour autant un "leader suprême".

Je comprenais au passage que Lyria n'avait pas envie de que l'on l'a retrouve. Je ne décidais de ne pas répondre sur ce point pour l'instant, j'avais pour moi de bonne raison pour la retrouver. En effet, il y avait une part d'égocentrisme dans mes actions, je ne le niais pas. Je pris un air forcement surpris en entendant les propos de Lyria.

"Woaw vous devez vraiment me haïr dans ce cas, heum désolé... Honnêtement, désolé pour me montrer aussi centré sur moi, mais j'ai appris à me débrouiller par moi-même avant de coté pour les autres. Je ne mets de bâton dans les roues à personne , en tout cas le moins possible. Je m'occupe de moi avant tout, et de mes proches, enfin je n'ai plus tellement de proche, mais ça reste de la pur logique. Peut-être que mes choix se sont fait au détriment de ce que vous voulez, mais c'est pas comme si on m'avait donné d'instruction me disant quoi faire ou non... Et même si vous m'aviez interdit de vous suivre, je crois qu'un moment où en autre je serais venue vous retrouver, quitte à finir comme vous venez de dire. Ces derniers temps, vous avez pris une part trop importante dans ma vie, et au fond... je crois que... je crois que vous me manquiez, au fond c'est probablement ridicule, mais quand vous êtes partie, j'ai ressenti un vide s'installer. Tss, je suis vraiment mauvais pour ce qui est d'exprimé ce que je peux ressentir. Oh bien sûr, ça ne justifie pas pourquoi j'ai pas pris en compte le fait, et en soit , si cela avait été la seule raison, j'aurais pu ne pas vous suivre, mais je l'ai fais. Il y avait bien sûr ma loyauté envers vous qui m'obligeait plus ou moins à vous retrouver. Seulement en vous exilant ici, vous avez laissé derrière vous des personnes qui vous sont fidèle, je ne vous juge point sur cela, mais il ne faut pas être surprise que l'on tente de vous retrouver."

Pour ce qui était de mon honnêteté , en effet, je l'avais conservé, c'était peut-être permettait à Lyria de me forcer à me remettre en question. Je ne voulais pas lui mentir, ni lui cacher la vérité. Si je savais ce qu'elle disait quelque chose de juste, je l'admettais, tout comme mon comportement égocentrique. Quoi qu'il arriverait, je resterais un solitaire, je resterais un peu égocentrique, mais pouvait être plus ouvert aux autres et acceptés d'avantage la compagnie. Je n'avais pas toujours été ainsi en y repensant. En étant enfant, j'étais le premier à me diriger vers les autres, y compris quand ces personnes là étaient plus réservés, je cherchais à les mettre en confiance , à sympathiser. J'avais été déçu par certain comportement à la longue, je m'étais donc renfermé sur moi-même et je me réfugiais dans l'art qui était un sanctuaire pour moi.
La reine me disait que certain aurait pu mal prendre mon honnêteté. Je poussais un léger rire pour ensuite répondre.

"Pas de chance pour ceux qui se vexe, j'annonce toujours clairement ma position sur un point de vue quand on me le demande, et même quand on me le demande pas forcement parfois. Bien sûr, par moment ça m'attire des ennuis, comme par exemple quand j'avais critiqué Ember par écrit. J'ai déjà reçu des menaces de mort à Warfang pour ce que je faisais, la première fois ça fait un peu peur quand on y est pas habitué, mais j'ai fini par ignorer ce genre de propos."

Je fus agacé quand Lyria me parlait de se bracelet, elle me jugeait sur le fait que je lui demande de retirer cette chose. Je restais calme malgré tout, mais je ne comprenais vraiment pas son reproche. Elle craignait que je sois venue jusqu'à elle uniquement pour ce bracelet, je peux comprendre qu'elle puisse être vexé. Seulement elle reprochait mon simple désire d'être libre en prétextant que c'est de l'égocentrisme.

"J'ai toujours des problèmes de pouvoir, je ne peux pas utiliser ma magie, mais je la ressens toujours. Je la ressens et elle a l'air plus instable qu'avant, je ne mets pas en cause le bracelet forcement, ma magie est lié à mes émotions et ce bracelet me frustre plus qu'autre chose. Quand je vous m'avez mis de bracelet, je me suis senti, puni, sanctionné et désarmée. Me reprocher de vouloir que l'on me retire ce bracelet , je ne peux pas l’accepté, cette raison seul aurait pu justifier que je vous retrouve. Vous m'avez placé cette chose et vous partez ensuite? Cela veut dire quoi, que j'aurais du accepté de ne plus pouvoir utiliser ma magie pour le restant de ma vie? Alors oui en effet, j'aurais pu tout aussi bien venir vous voir juste pour que l'on me rends la liberté qui m'avait été privé. Heureusement que je suis peintre que je ne suis pas construit une carrière autour de ma magie, en attendant ce bracelet ne m'a rien apporté du tout. Je ne souffrais pas de ma magie avant ça, au contraire, j'arrivais à avoir un meilleur contrôle sur moi-même et mon état d'esprit, j'arrivais à me détendre grâce à elle. Maintenant, je ne peux pas l'utilisé sans un ordre de votre part ou un danger. Sachant que jusqu'à preuve du contraire, je n'étais un danger pour personne, le seul moment où ma magie devient vraiment instable c'est quand je suis en danger. Maintenant , j'ai l'impression que ça ne sera plus autant le cas si on venait à me libérer. Mais je comprends maintenant le pourquoi du bracelet? Vous ne me faite pas confiance c'est ça? Vous pensez que j'aurais pu mal agir ou que je pourrais mal agir? Quoi qu'il en soit je sais que je ne pourrais pas vous convaincre, mais sachez que mon problème avec la magie n'est pas le même et je ne le vie pas aussi intensément que vous. Au fond, si vous aviez toujours ce problème de magie, est-ce que vous aurez accepté d'avoir un telle bracelet et que la personne qui peut vous le retirer part à l'autre bout du monde sans prévenir. Comme souvent je n'arrive pas à vous comprendre. Pour l'instant je pense ce n'est pas important de savoir si vous allez me retirer ce bracelet dans l'immédiat ou non. Je veux bien tenté de vous prouvé que je mérite de pouvoir utilisé ma magie librement, comme n'importe quel dragon."

Malgré que je ne m'énervais pas , je commençais à me sentir assez mal, cette carapace émotionnel que je m'étais forgé me faisait plus de mal qu'elle me protégé désormais. Elle devenait trop lourde à porter et je n'arrivais pas réellement à exprimer ce que je pouvais ressentir clairement. Si, j'arrivais à clairement faire comprendre que ce monde était à mes yeux sans réel espoir.

"Je vous vois bien ainsi. Je ne vous reparle pas de tout les services que vous avez pu faire pour moi. En soit... il est vrai que j'ai affirmé qu'une reine ne peut pas avoir d'amitié avec des serviteurs. Vous semblez la seule en ce monde qui soit différente du lot. J'ai cru, jusqu'à ce que vous quittiez les cieux concordants, que vous pourriez changé les choses. Qu'est ce qui m'est arrivé pour en arriver là? Avoir assisté au siège de Warfang m'a marqué plus que je le pensé suppose. J'ai avant tous observé, tenté des choses et échouer car je ne pouvais rien y faire. J'ai passé différente période de dépression dans ma vie, ma plus récente ne date pas d'il y a si longtemps que ça. Vous étiez déjà partie. J'ai toujours eu un tempérament à ce genre de chose. Mais c'était ma première dépression depuis que j'ai atteint l'âge adulte je dois vous avouer. J'ai perdu foi en l'empire, à vrai dire je n'avais jamais vraiment cru en lui, je croyais plutôt en vous et peut-être que rien n'est perdu. Mes problèmes en ce moment, j'en est déjà parlé en partie. J'ai l'impression de peu à peu... non pas que je deviens fou, mais les gardes le confirmeront, j'ai tendance parfois à parler seul, je suis d'avantage impulsif par moment. Habituellement j'arrivais à me sentir heureux, mais c'est de moins en moins vrai. Je veux dire, je ne suis jamais constamment entrain de déprimé en temps normal. J'ignore ce m'arrive avec certitude , surement des éléments isolés qui forment tous. A force de cumulé mes doutes, ma frustration, ma solitude et mon manque d'espoir je fini par en souffrir. Mon égocentrisme me permet de gardé un minimum de fierté, voir d'orgueil, je me concentre sur moi au lieu d'attarder sur des problèmes que je ne peux résoudre. C'est de l’égoïsme pur, mais j'avais au moins l'impression d'être protéger...
Vous voyez ces étoiles comme étant la beauté dans les gens... J'imagine qu'il y a pas de bonne réponse. J'imagine qu'ils restent encore de la beauté dans chacun d'entre nous. Je n'ai jamais affirmé que chacun est pourri jusqu'à la moelle et devrait mourir. Je ne suis pas vindicatif et les choses sont bien plus nuancés...
En effet , on a gagné à se remettre en question. Tout le monde peut gagné à se remettre en question, juste que ce n'est agréable plus personne et on est pas habitué à être remis en doute."


Au fond je me sentais vidé d'un poids. J'espérais que Lyria comprenait un peu ce que je traversais. Bien-sûr, en aucun cas mon état moral ne justifiait mes erreurs. Je ne pensais pas à me justifiait de quoi que ce soit pour l'instant.

La reine et moi discutèrent ensuite de notre point de vue était différent, mais pas en opposition.

"Oh, je ne dis pas que je ne souhaite pas avoir de public. Je dis juste que le "grand public" , j'entends par là le public moyen, ne m'intéresse pas. Bien au fond mes oeuvres reste compatible avec eux pour la plupart. Les paysages , il y a pas d’interprétation possible, je décris un lieu avec mon pinceau, bien que je suis très loin de faire uniquement ça. Je suis aussi écrivain de temps en temps... Bon, pas tellement poète. Mais ce que je veux dire, c'est que je ne suis pas là pour répondre à une demande d'un public. Je fais mon oeuvre car j'en est envie, je peux répondre à des commandes. Au fond, je peux peut-être faire plus... Je pourrais peut-être transmettre autre chose, en effet je pourrais être plus ouvert à la critique, bien que je n'y sois jamais fermé en réalité. La preuve, je prends le temps de vous écouter. Je ne suis pas tant borner que l'on pourrait le croire, bien qu'en réfléchissant, je n'ai rien fait que puisse me faire passer pour un borner."

Lyria me parlait ensuite de l'espoir qui pouvait se trouvait en moi, j'avais du mal à y croire, mais d'un autre coté, si je n'avais aucune espoir en moi, qu'est ce qui m'empêchait de me mettre fin à mes jours.

"Ce que vous dite est vrai , mais... J'ai quand même du mal à voir un avenir positif en ce monde... J'aimerais au fond pouvoir changer le temps, faire en sorte que toutes cette misère ne soit jamais arriver avec une telle intensité. C'est surement du pur rêve, probablement..."

Le "vrai moi"? Elle cherchait à savoir si je ne cachais pas derrière une fausse personnalité ou je savais quoi. C'était un peu perché, mais loin d'être impossible.

"Et bien... Je me suis toujours comporter le plus naturellement que je pouvais avec vous ma reine. Si "vrai moi "je ne suis pas , alors difficile de savoir ce que je suis réellement. Par le passé , j'ai été différent dans ma jeunesse comme je vous est expliqué. Je n'étais pas aussi "torturé" mentalement. Bien sûr... je cherche à plaire, au fond on cherche tous à un moment où un autre de se faire apprécier par quelques personnes au moins. J'ignore le prix que cela peu me coûté. Le fait de se montrer présentable, propre et poli ne coûte rien. De complimenté une personne non plus, tout le monde aiment les compliments ou presque. Tout comme tout le monde aime parfois les petits cadeaux. Je suis peut-être égocentrique, mais je sais faire attention aux besoins des autres quand c'est nécessaire. Je ne le fais peut-être plus aussi souvent que je le devrais, mais j'arrive à en tirer une certaine... satisfaction. Juste qu'un tel comportement est rarement applicable quand se conforte dans la solitude et le repli sur soit. Je pense avoir compris qu'il faut que je me sociabilise d'avantage, mais je vous avoue que je préférais resté à vos cotés... Je ne pense pas que je suis quelqu'un de faux. Je me suis montré faux avec vous? Si c'est le cas je ne m'en suis pas rendu compte. Et d'ailleurs, je n'ai jamais copier qui que ce soit... Ce que vous dite de moi ne me ressemble pas"

J'avais pu réfléchir à toutes cette conversation avec Lyria une fois seul... J'arrivais à admettre un certain nombre d'erreur. Je n'arrivais en revanche pas à accepter certain reproche que celle-ci me faisait. Notamment ce fameux bracelet, je pouvais comprendre qu'elle pouvait se sentir vexé à l'idée que je puisse être venue jusqu'ici uniquement pour cela. Hors ce n'était pas le cas, même si ce bracelet aurait pu justifié à lui seul le déplacement, les autres raisons que j'avais suffisaient également sans même cette histoire de bracelet. Je ne comprenais pas que celle-ci me reprochait cela. C'est comme si un esclave voulait que l'on lui retire ces chaînes, ou un chien sa muselière ou sa laisse.
La vision de l'art et du public que l'on avait entre Lyria et moi restait légèrement différente, mais en soit ce n'était pas un problème.

J'avais pu observé le château de Lyria, je n'avais observé aucune porte. Cette endroit semblait vraiment particulier et conçu pour être le plus inaccessible au possible. Quoi qu'il en soit, je m'étais approché de ce qui ressemblait le plus à une porte, bien qu'au final c'était qu'un mur. Je me sentais légèrement gêner et Lyria du me guidé jusqu'à l'entré. Entré que Lyria me bloqua dans un premier temps. Elle allait me poser désormais un tas de question sur si j'avais réfléchit ou non et chercherait probablement à me tester de nouveau.

"Je... Et bien... Oui heum. Avec mon comportement que j'ai, je pense que je peux être capable du pire... comme du meilleur. Je ne voulais pas vous décevoir à ce point. Je peux changé je suppose... pas totalement. Je resterais toujours quelqu'un qui nourri une profonde confiance en lui, qui restera assez solitaire et qui appréciera les compliments. J'ai toujours été ainsi, mais je peux devenir moins égocentrique, plus ouvert au monde je suppose... Pour l'espoir, je suis désolé, je ne crois toujours pas que l'on puisse sauver quoi que ce soit de ce monde. J'adorerais pouvoir y croire, mais j'ai besoin de preuve que les choses peuvent vraiment s'améliorer, et surtout j'aimerais savoir comment. Je ne crois pas que changer le cours du temps comme j'aurais pu en parlé arrangera vraiment le problème..."

Je me sentais un peu fébrile, comme si ce que je ressentais était une pointe de remord , ou de culpabilité. C'était comme quelqu'un qui avait mal agit.

Pardonnez-moi si je vous est laissé croire que je venais vous voir uniquement par profit. Cela ne change pas certain point que j'ai dis qui sont vrai, je ne souhaitais pas vous froisser.

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Reine Lyria

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Sam 12 Mai - 13:36

Outch. Lyria y a peut-être été un peu fort... Viel semblait croire qu'elle le grondait. Elle souriait d'un air amusé.


- Bien sûr que tu n'es au courant de rien. Tu ne pouvais pas le savoir. Je ne suis ni en train de te crier dessus, ni en train de te faire des reproches. Je te fais simplement une remarque, là où d'autres n'auraient eu aucune indulgence... et tu n'aurais peut-être même pas eu le temps de t'expliquer avec eux. Comme je te l'ai déjà dit : du moment que tu as compris, j'estime que c'est le principal. Alors je pense qu'on peut en rester là sur le sujet. Je n'ai pas de raisons d'insister encore là-dessus.


Pour ce qui est de la fumée sortant des naseaux de Lyria... est-ce qu'il est utile de rappeler à quel point elle est susceptible, voire colérique ? Mmmmh. Les vieilles moeurs tellement ancrées qu'elles ne peuvent soi-disant pas être "changées"... Lyria avait une impression de déjà-vu... elle entrouvit les mâchoires pour laisser s'échapper quelques cercles de fumée noire. Lyria n'était pas d'accord, et elle protesta avec une petite pointe d'exaspération.


- Impossible !? Vraiment ? Et qui a décrété que ceci était impossible ?! Rien qu'en prononçant ce mot, on se met d'office des barrières autour de soi ! Tu m'étonnes, qu'on arrive pas à avancer... si on se bouge pas un minimum, j'aurais plus qu'à faire comme toi, à rester les pattes croisées, et attendre que ça se passe ! En sachant que ça ne se passera jamais ! Peut-être que c'est le cas de tous les autres dirigeants, mais ça n'est pas le mien. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, il n'y a pas d'esclaves dans l'Empire. Ce sont tous des serviteurs. Et j'ai toujours fait en sorte qu'ils soient bien traités, sous peine que les responsables subissent mon courroux. Et quand ça arrive, soit certain que personne n'aimerait être à leur place... je suis bien consciente que les p'tits gars ne font pas un métier facile, alors je ne tiens pas à le rendre plus difficile qui ne doit déjà l'être. D'un autre côté, je ne nie pas cette relation dominant-dominé, mais je ne la voie pas de la même façon. Je ne m'appelle pas Cynder, et je ne suis pas du genre à demander à quelqu'un d'autre qu'il fasse une corvée à ma place. Ou qu'il aille me chercher un truc, parce que j'en ai pas le temps, ou pas envie. Ca, ça s'apelle la fainéantise. Comme tu le sais, tout ça, je peux le faire moi-même, et je le fait très souvent. Or, quand on y réfléchit, si je faisais absolument tout par moi-même... ces serviteurs se retrouveraient sans travail, car les autres les jugeraient inutiles. Ils ne sont pas inutiles ! La plupart sont très loyaux et serviables... ils te prêtent une oreille attentive, et j'ai toujours pris du plaisir à discuter avec eux quand je les croisais dans un couloir. Et je m'en balance de ce que les autres pouvaient dire après à ce sujet. Je ne m'appelle pas "Crétin de l'Empire Numéro Un", qui regarde tout le monde de haut, et les serviteurs comme s'ils étaient de la boue sur leurs pattes. Pour ceux-là, j'ai un plaisir un peu... sadique, à leur mettre le... feu aux fesses... ceci est amplement suffisant pour leur apprendre les bonnes manières. Tu dis que c'est impossible... et pourtant, je vois ces serviteurs en bien plus que de simples serviteurs. Certes, il y aura toujours une relation du dominant-dominé, mais ça ne m'a jamais empêché de me rapprocher d'eux. Là où les autres n'y verrait qu'une perte de temps, je vois un futur dont j'aimerais qu'il voit le jour. Si je devais être la seule Reine au monde à le faire... eh bien, qu'il en soit ainsi. Ca ne me pose pas de problèmes, et ceux que ça dérange, je les attends de pied ferme.


Ah oui, c'est vrai, il y a ça, aussi... quand Lyria veut quelque chose, elle est aussi têtue qu'une mule... ha... ça non plus, ça n'a pas changé. Lyria souriait en affichant un air narquois.


- Hum... des dirigeants qui se la jouent "leader suprême" ? Ceci me fait étrangement penser à un certain dragon violet, qui fait je-ne-sais-quoi de ses journées dans son temple, qui donne juste des ordres, et qui en sort rarement... mais aussi à une petite peste rose, qui ne doit sûrement que faire des caprices de gamine, et que gueuler sur ses serviteurs depuis le jour de sa naissance... ha. Je vois quelle image du leader suprême tu veux renvoyer. Pourtant, à mes yeux, ils sont aussi ridicules les uns que les autres. Se croire au-dessus des autres et tout puissant, c'est foncer volontairement dans un mur, dans lequel tu resteras emmuré, parce que personne ne voudra de toi, tellement tu te seras fait détesté de ton peuple.


Est-ce que Lyria détestait Viel... ? Non. Pas "vraiment". Mais ça pourrait progresser s'il ne restait pas aussi renfermé sur lui-même. Pour être franche, elle déteste surtout les "égocentriques pure souche". Tout le monde a en soi un minimum d'égo... mais elle déteste aussi quand la part de l'égo prend trop d'importance, au point de négliger carrément les autres. Disons que Lyria a ses propres valeurs, et qu'elle y est très attachée... Lyria secoua énergiquement la tête, irritée.


- Primo, je sais ce que j'ai laissé derrière moi. Je ne suis pas partie sur un coup de tête - loin de là -, mais par rapport à une décision que j'ai prise moi-même, et que j'ai mûrement réfléchie durant des nuits entières. Je te dirais simplement que j'exerçais mes fonctions dans des conditions non acceptables, et qu'il y a des limites à ce que je peux supporter - ou tolérer tout court. Deuzio : Je n'ai interdit à personne de me suivre. Je l'ai proposé à ma soeur et à ma petite amie en priorité, car elles sont au courant de toute l'histoire. Ma petite amie l'a fait, mais ma soeur est partie de son côté, car il y avait urgence selon les dires de ma petite amie, alors je ne la blâmerais pas. Ceux qui me sont fidèles, me suivre ou non, c'est leur choix, et je le respecte. Ils font ce qu'ils veulent, car il est temps qu'ils se prennent en main, et j'espère que mon départ les aura au moins amené à se poser la question. De toute manière, je ne pense pas être la personne la mieux placée pour les juger à l'heure actuelle. Je suis également loin d'avoir écarter la possibilité qu'on puisse tenter de me retrouver. Je n'ai donc pas choisi par hasard un endroit aussi lointain et isolé. Et je doute que tu sois le dernier à tenter de me retrouver également. Maintenant, je crois qu'on peut considérer ça comme une épreuve à destination des plus méritants. Car ils savent ce qu'ils veulent faire, et je pense aussi qu'ils savent à quoi s'attendre en venant ici. Vu que tu es l'un d'eux, tu sais de quoi je parle. Et tercio, il n'y a absolument rien de ridicule, ni de honte à avoir des sentiments. Tu n'en es pas dépourvu, et j'ai du mal à saisir pourquoi tu devrais les dissimuler, franchement. On a beau avoir vécu tous les deux dans les ténèbres pendant un certain temps, je n'ai pas l'impression que ça a détruit cette part de nous-même pour autant. Et puis... je ne pense pas que tu sois le seul à avoir un tel sentiment.


On va dire qu'elle commençait déjà à manquer à certaines personnes quand elle était devenue Dark Lyria sous l'effet de la Potion de Folie... et que son exil n'a rien arrangé. Elle eut un petit rire quand Viel mentionna à nouveau sa critique sur Ember.


- Ah, tu veux parler de la fois où tu l'as appelée "grosse truie d'amour" ? Ha... oui, c'est l'une de mes préférées, celle-là. En tout cas, tu n'es pas en manque d'inspiration pour lui donner des "noms" bien sympathique. Pffff... les menaces de mort de ces andouilles, ça, ça ne me surprend même pas. Après tout, leur mentalité brille tellement par son absence... au point que je ne me lasse jamais d'en faire un sujet de plaisanteries. Mmmhmmhmm... comme envers un certain Luirio, d'ailleurs...




Lyria se mit à gronder comme une bête en furie, en montrant ses crocs pointus. Ses yeux virèrent au rouge écarlate. Les éléments Ombre et Peur se mélangèrent. De la fumée bleue nuit à la chaleur intense, parsemée d'éclairs rouges, vint l'envelopper. Lyria était de plus en plus en colère, et elle devait se faire effort pour ne pas le frapper. Cette histoire de bracelet lui tapait déjà sur les nerfs, mais comme sa magie est imprégnée de magie noire, tous les sentiments négatifs refoulés de Lyria refaisaient surface en même temps. Et ça, elle n'avait pas encore trouvé de solution pour y remédier. Même si elle contrôlait mieux ses pouvoirs, elle avait encore du mal à les gérer lors de ses accès de colère. Le seul moyen "efficace" qu'elle ait trouvé, c'est de tout lâcher d'un coup dans un endroit "safe", pour s'en débarrasser et se défouler, ce qui donnait lieu à des résultats assez... explosifs, et spectaculaires. Seulement, elle pouvait pas le faire en présence de Viel... ça pourrait le tuer, et c'est pas une blague. Des pouvoirs qui ne s'arrêteront jamais de grandir... JAMAIS... ah, si Cynder et Malicia savaient à quel point elles l'ont bien réussi, ce fichu rituel... depuis que Lyria savait, leur puissance avait doublé... et rien ne semblait pouvoir arrêter leur montée en puissance... pourtant, Lyria avait cherché partout, et tout tenté... il n'y y avait rien... rien à faire.


- Tu voulais une réponse ? Tu vas l'avoir. Tu ne fais que me confirmer l'image que tu me donnes de toi. J'ai l'impression de voir un enfant qui ne fait que pleurer et se plaindre sur son sort. Ah, c'est sûr que tu n'avanceras jamais, comme ça ! Alors, comme ça, tu remets en cause ma décision. Soit. Comment pourrais-je t'en vouloir... mais tu sembles penser que je le fais plus pour te blesser que t'aider, et c'est là où tu trompes complètement. Tu crois que ça a été facile, de la prendre ?! Que je n'ai pas envisagée d'autres solutions !? Que je n'y ai pas réfléchi durant des heures et des heures ?! Que je l'ai fait le coeur léger, sans regrets, ni remords ?! Détrompe-toi, mon cher ! J'en ai tellement sur le coeur et la conscience, que même toi, tu ne serais pas assez fort pour les supporter !!! J'AI FAIT TOUT CA EN TANT QUE REINE, CAR C'EST MON DEVOIR ! LES RESPONSABILITES, ENCORE ET TOUJOURS !!! SURTOUT QUAND TU DOIS CHOISIR ENTRE TA RAISON ET TES SENTIMENTS !!!!!!!!


Lyria se prit la tête entre les pattes... grosse... mi... graine.... et ses muscles se tendirent. La "fumée électrique" autour d'elle s'épaissit, et commençait à se répandre. Bien qu'elle s'éloigna - pour garder une certaine distance plus "safe" -, elle n'arrêtait pas de crier.


- Et qu'est-ce que tu aurais fait si tu ne m'aurais JAMAIS retrouvé, hein ?! Tu serais resté terrer aux Cieux Concordants jusqu'à la fin de tes jours ?! A geindre, à pleurer, à te plaindre, à un tel et à un tel ?! On m'aurait fait ça, à moi, j'aurais tabassé la personne à mains nues depuis longtemps ! J'aurais détruit sa ville toute entière pour le retrouver s'il le fallait ! Et figure-toi que j'ai pas besoin de magie pour le faire ! Je sais aussi bien me battre avec ma magie que sans... si tu aurais été entraîné par Cynder comme moi, c'est pas comme si elle t'aurait laissé le choix... avec elle, c'est "Marche, ou crève !". Tu essayes et tu réussis, ou elle te fouette jusqu'au sang ! Oh, oui, ça a été terrible ! Mais être entraîné à la dure, ça finit par payer ses fruits, tu vois !!! Oh, si tu veux tester, pas de problème ! Je te colle un gros coup de poing dans la tronche, et tu verras dans quel état tu seras ! AH, C'EST SUR QUE TU NE SEMBLES PAS ETRE UN DANGER POUR QUI QUE CE SOIT ! MEME PAS POUR MOI ! JUSQU'AU JOUR OU TU BLESSERAS QUELQU'UN D'AUTRE SANS LE VOULOIR, COMME LA FOIS OU TU AS ASSASSINE CE GARDE !!! BIEN SUR QUE JE NE TE FAIS PAS CONFIANCE !!! JE FAIS PRATIQUEMENT PLUS CONFIANCE AUX AUTRES, ET CE, DEPUIS DES ANNEEES ! AVEC UN PASSE COMME LE MIEN, C'EST ON-NE-PEUT-PLUS EVIDENT !!! Oh, "Vielinouchet"... mon pauvre petit dragon. Alors, comme ça, on arrive à se plaindre d'une situation qui pourrait être mille fois pire ? Comme c'est en train de le devenir, d'ailleurs !?! Puisque ce bracelet te semble si inutile, je serais très tentée de retirer TOUTE ta magie ! Ca briserait ta fierté, mais au moins, le problème serait réglé ! Oh, remarque, te rayer de la carte peut être une autre possibilité ! Con...ti...nue comme... ça, mon dra...gon en su...cre, et je ne... te reti...rerais JAMAIS le bra...celet !


Lyria gémissait de douleur, secouant la tête. L'Ombre se sépara de la Peur, pour fusionner avec le Vent... de fortes rafales gris clair vinrent soulever la "fumée électrique" déjà présente. Elle monta soudain en hauteur, revenant peu à peu vers Lyria. La fumée s'enroulait autour de Lyria comme un long serpentin, et elle se mit à tourner de plus en plus vite, formant peu à peu ce qui ressemblait à une tornade, avec Lyria à l'intérieur. Il fallut attendre un bon moment pour que Lyria retrouve enfin son calme. Elle répondit aux propos de Viel en soupirant.


- Et en quoi pourrais-je ne pas changer les choses en changeant d'endroit, Viel ? Ca n'a changé en rien mes intentions, bien au contraire. Mmmmh... je vois. Mais, Viel... pourquoi ne pas avoir parler de ça à quelqu'un bien plus tôt, plutôt que tout garder pour toi ? Tu n'es pas seul... et j'ai cru comprendre que tu t'entendais bien avec d'autres personnes, en dehors de moi. Tu aurais dû aller les voir, et passer du bon temps avec eux... ça t'aurait fait du bien. Tu aurais pu exprimer tous tes sentiments négatifs par la peinture... et leur montrer. Hum... et tu pourrais même prendre l'un d'entre eux comme apprenti, si ça en intéresse un ? Ca t'occuperait l'esprit et les pattes, et non seulement tu améliorerais ton relationnel, mais en plus, ça t'éviterait de penser à tes problèmes, et donc de rester focaliser dessus... l'égocentrisme ne te protégera pas, Viel... il t'éloigne des autres, du monde... et de toi-même. Ha... encore heureux qu'on est pas tous pourris, Viel. Je doute qu'une "exécution massive" aurait résolu le problème. Pour ce qui est de se remettre en question, eh bien, je t'avouerais que ça a commencé pour moi le jour où je t'avais demandé de me faire ce portrait, au moment où j'ai vu que tu... tu m'avais fait plus belle que je ne l'étais à ce temps-là. Et je ne parle de mon physique. Du coup, j'ai commencé à me demander si... s'il n'y avait pas un autre moi que tu aurais vu sans "vraiment" le savoir, et dont j'ignorais l'existence...


Ah, il parlait du "public plutôt moyen"... là, Lyria comprenait mieux.


- "Pour la plupart" ? Pendant un moment, j'ai pensé que tu excluais une partie de ton public... mais bon, j'ai dû mal avoir compris... hum. Tu dis qu'il n'y a pas d'interprétation possible, mais là où tu ne vois rien, ça parlera plus à un autre. Après, je peux comprendre que tu le fasses par passion... mais quand tu montres tes oeuvres, ton "public" éventuel ne ferait pas attention à tes peintures s'ils n'y voyaient aucun intérêt. Je ne dis pas que tu réponds à leur demande... ce n'est pas la même chose. C'est juste que tu n'aurais aucun public s'il ne s'intéressait pas un minimun à ce que tu fais. Que tu t'en fiches ou pas de lui, peu importe, parce que ça ne l'empêchera pas de te suivre, et de te coller, parce que tu y trouveras toujours des personnes qui, elles, t'apprécieront. Hum... hahaha. Toi, pas contre, ne pas être borné... est-ce qu'on parle bien de la même personne ? Si tu n'étais un peu "borné", tu n'aurais pas entreprit un tel voyage, pour me retrouver, "par loyauté", comme tu dis si bien...


Lyria secoua négativement la tête. Ouais... difficile de voir la vie "en rose", quand on voit l'état du monde actuel...


- Eh bien, j'ignore si le temps peut s'écouler dans l'autre sens, mais ça n'a pas l'air d'être le cas de notre monde. On ne peut pas changer le passé, Viel. Mais on peut sûrement changer le futur... à commencer par se creuser un peu la tête, et vraiment s'y mettre, pour trouver comment faire...


Lyria souria d'un air espiègle quand Viel parla de se montrer propre et présentable... oh, si. Elle avait bien remarquer que Viel semblait très préoccupé par épousseter la neige sur lui quand il est tombé du mur, tout à l'heure, que se soucier du reste... pourtant, la neige, c'est juste de l'eau cristalisé... rien qui soit vraiment salissant... Lyria souriait un air taquin.


- Bon, très bien. Je te crois. Mmmm... et pourquoi cette préférence de rester avec moi, Viel ? C'est encore par loyauté ? Par amitié ? Oh, je dis ça, comme ça... car ça risque d'être un peu... "salissant", de rester avec moi. Surtout quand je fais du ski, ou quand je fais des batailles de boules de neige avec ma petite amie... je ne voudrais pas que tu risques d'avoir plein de neige bien dégoûtante sur toi. Tiens, d'ailleurs, j'ai encore de la neige bien dégueulasse entre chaque doigts... heureusement que ça sent pas. Roh, ne fais pas cette tête... je te taquine. J'ai cru comprendre que tu aimais un peu beaucoup la propreté, aussi. Bref. Pour ce qui est de "copier les autres", c'est un peu implicite, mais... je crois que quand on veut plaire à quelqu'un, on cherche des centres d'intérêts communs, pour se rapprocher de lui... ou tout simplement à lui plaire en copiant son style, tu vois. Quand tu disais que tu étais déçu du "vrai toi", j'ai pensé à un moment que ça t'avais amené à faire ce genre de choses.




Lorsqu'elle trouva Viel près du château, Lyria riait intérieurement. Il semblait si nerveux... lui qui a si confiance en lui, d'habitude. Lyria le guida donc jusqu'à l'entrée avant de lui poser cette fameuse question...


- Mmmh... tu penses, ou tu es sûr ? Le reste, ça peut s'arranger, mais tu ne m'as pas l'air très sûr de toi. Bon, au moins, tu sembles avoir compris l'essentiel. C'est déjà ça. Et pour ce qui est d'une "preuve" que les choses peuvent changer, bah... il n'y en a pas, justement. Car c'est à toi, à nous, et aux autres, de faire en sorte que les choses changent. Mais si tu tiens vraiment à en avoir une, eh bien... peut-être que ce "petit aperçu" de la façon dont je vis ici éclaircira ta lanterne. Chez moi, la liberté d'expression sans aucune censure, ça existe. Tu as ton opinion, j'ai la mienne, et elles seront respectées. La seule condition que j'y mets, c'est que je ne veux aucun propos ou préjugé qui puissent être raciste, diffamatoire, ou rabaissant. Que ce soit sur des différences comme les miennes, et autres. Dehors, y'en a bien assez comme ça. Et c'est dehors qu'elles resteront. Ici, on est libre d'être soi-même, sans crainte, ni jugement. Autrement, tu peux être sûr que tu auras à faire à moi, et à mon courroux. On est également tous égaux ici, donc aucune raison que l'un de nous ne se sente supérieur à un autre. Oh, oui, bien sûr... tu vas me dire que je suis Reine, la hiérarchie, et tout ça... mais en aucun cas ça ne m'empêche d'être amie avec quelqu'un, et ça doit être l'inverse également. Je ne tolère pas non plus les voleurs, les traîtres, la racaille... bref, les gens mal-intentionnés, ils resteront dehors, point barre. Pour le reste, on vit notre vie comme on veut... même tôt le matin jusque tard le soir. Si je dois instaurer d'autres règles, je le ferais, mais pour l'heure, ce n'est pas nécessaire. Donc, ne stresse pas à l'avance, et pose-toi un peu. Du moment que tu ne fais rien de tout ça, il n'y aura aucun problème.


Lyria hocha la tête avec un sourire, puis s'écarta de l'entrée.


- Excuses acceptées. Mais, Viel... il faut que je te dise une chose. Ce qui est à l'intérieur du château est très... différent, des Cieux Concordants. Donc, ne t'étonne pas d'y voir des choses assez... inhabituelles. Comme tu n'as pas l'habitude, j'ai pensé qu'il valait mieux te mettre au parfum. Bon, eh bien... je pense que tu es tout à fait digne de pénétrer ici... pardon, pour mon attitude, mais... je tiens énormément à ce château, et à tout ce qu'il y a à l'intérieur. Donc je peux pas me permettre de laisser entrer n'importe qui, tu vois. Dis-toi que tu es désormais l'un des privilégiés à pouvoir y entrer.

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Mar 15 Mai - 18:04

Lyria était toujours aussi colérique, sur ce point là elle n'avait pas changé. J'avais raison de trouver étrange son comportement au première abord. Jamais elle ne s'était montré aussi joyeuse avec un langage aussi inhabituel. En revanche la susceptibilité là ça correspondait plus à ce que je connaissais de Lyria. Ce n'est pas que je préférais voir ceci chez Lyria, au contraire, je préférais que celle-ci soit heureuse, mais je me doutais bien qu'un tel changement ne pouvait pas se produire aussi simplement.

Quoi qu'il en soit, j'écoutais attentivement Lyria, je me demandais bien d'où elle pouvait tirer un tel "espoir". Je n'avais jamais réellement discuter des ambitions personnels de la reine avec celle-ci ni même chercher à comprendre sa vision des choses. J'en revenais à penser que je ne l'avais pas traité comme elle le mérité. Il était probablement trop tard pour les regrets je supposais.

"Vous êtes probablement la seule à voir les choses ainsi Reine Lyria. J'imagine que c'est une bonne chose. Je ne suis pas forcement le mieux placé pour parler d'amitié je le crains. En revanche, j'ai cru mal comprendre, mais je croyais que les autres personnes vous évités dans les couloirs ? Je suppose que vous parliez des personnes de manière général... Soit, j'ai un peu du mal à croire possible ce petit copinage entre dirigeant et serviteur et je pense sincèrement qu'une certaine limite devrait être préserver. Une limite qui peut-être flexible, mais les serviteurs devraient techniquement vous respecté comme reine, non comme amie. Je vois mal un général d'une armée faire ami-ami avec ces soldats. L'amitié à mon humble avis fausse les rapports entre les personnes entre un chef et un subordonné. Oh, bien sûr, je ne dis pas qu'un dirigeant ou un chef ne devrait pas avoir d'ami... Juste, je vois mal comment gérer une tel relation sans que ça est de conséquence. J'espérais que ça soit possible ce que vous dite, mais j'imagine qu'il faudra plus que des mots pour me convaincre. Moi-même je limite l'amitié de manière général, je suppose que je ne vous surprend pas sur ce point. Quand je commence une tel relation, je fini par tous faire échouer. Je ne vous parle même pas des relations amoureuses. J'arrivais facilement à trouver une compagne, mais pour ce qui était de la conserver, pfff... J'imagine que j'y mettais de la mauvaise volonté, j'étais concentrer sur l'art, trop concentrer sur moi-même, pas assez attentif aux besoins d'autrui dans la vie de tous les jours. Pourtant, j'arrive à faire attention aux autres à un moment précis, mais c'est sur le long terme que ça ne tiens pas. Tout ça pour dire, que je ne suis probablement pas le mieux placer pour parler d'amitié de manière général."

C'était peut-être ça qui expliqué ma profonde solitude, j'avais renoncé à l'idée d'avoir des relations sociales et du coup il m'était impossible de voir une relation social digne de ce nom ne serait-ce pour moi-même. J'avais été élevé parmi les riches, mon éducation me fermer surement d'avantage l'esprit au point de vue de Lyria sur ce point. Au fond, elle était à même à me prouver que celle-ci avait raison, non pas à travers les mots, mais les actes.

Pour ce qui étaient des dirigeants suprématismes. J'avais reconnu la petite mention que Lyria faisait. Un dragon violet, bien sûr elle parlait de Malefor, et elle parlait de la petite chose rose qui servait de princesse aux résistants. J'avais un bref sourire au lèvre.


"Hé bien...Ces deux là formeraient le pire couple de dirigeant possible. Pour l'instant aucun des deux dirigeants dont vous faite mention ne semble avoir été mis en danger par leur peuple. C'est bien dommage. Comment aider ceux qui adorent se soumettre à de telle phénomène ? J'imagine que c'est impossible, après j'ai une petite préférence pour la petite chose rose. Au fond c'est du génie, se faire tyrannisé par une chose aussi petite et mignonne, c'est forcement du génie ! Personne ne penserait à ce que cette dragonne soit ainsi à première vu."

Quoi qu'il en soit, cette discutions était assez enrichissante. J'en avais appris pas mal sur la reine, mais celle-ci avait apprit beaucoup de chose négative sur moi. Au fond, je devais l'assumé, j'avais accumulé de nombreux défaut au fil du temps sans jamais me remettre en question.

Les explications que me donnaient Lyria m'intéressait, il me semblait même nécessaire à mes yeux. Je craignais même que celle-ci n'en donnait aucune, mais je la remerciais car celle-ci m'en fournissait. Je me rendis compte de quelque  chose pendant ces explications.

"Au fond de moi... à un moment j'ai secrètement souhaité que vous quittiez l'empire. Bien sûr, ouvertement, je n'osais le penser très clairement, et il était impensable de vous parler de cela. L'idée même de penser une telle chose aurait constitué une haute traîtrise envers l'empire. Je suis plutôt ravis que vous essayé pris une telle décision. Vous me semblez plus naturel qu'avant désormais..."

Alors comme ça Saphira n'avait pas rejoint Lyria... J'imaginais que celle-ci avait de bonne raison. Je n'allais pas discuter sur ce point. Même si au fond, je me demandais comment celle-ci allait, mais ce n'était pas la question dans l'immédiat. La reine demanda aussi pourquoi je devais dissimuler mes sentiments. Je soupirais quand celle-ci me parla de ça. C'était assez gênant pour moi, me faire critiquer vivement sur ma façon d'être était une chose, mais quand ça touchait un peu trop le sentimental , je me sentais mal alaise. Je pris un air plus distant quand celle-ci me parla de ceci.

"Eh bien... je... suppose que vous dite vrai, mais... laisser paraître ses sentiments laisse une opportunité pour se faire blessé moralement. Je n'ai pas envie de faire partager ma mauvaise humeur, mes craintes, mes doutes ou même ma colère aux autres..."

Je ne savais pas vraiment comment argumenté sur ce point, peut-être parce que je n'avais pas de réel argument à part ma propre fébrilité sentimentale. Étonnement , c'était Lyria qui me donnait des conseils sur ce point. J'avais cette impression que Lyria tentait de détruire mon ego et la carapace émotionnel que je m'étais forgé afin de m'aider. C'était même bien plus qu'une impression.

On changea ensuite de sujet pour parler d'Ember. Ah, la fameuse Ember...

"Oh, j'ai d'autres insultes en réserve pour elle, mais je n'ai pas pris d'avantage de risque et j'ai donc gardé ces insultes pour moi."

La tension monta d'un cran pour se fameux bracelet. Je sentis l'agressivité de Lyria monter, pourquoi ne me laissait pas t-elle la liberté qui me revenait de droit... Je soupirais, Lyria ne semblait définitivement pas vouloir m'aider contrairement à ce qu'elle prétendait. Pendant que celle-ci parlait, je tentais de l'interrompre en douceur.

"Reine Lyria..."

Celle-ci continuait à parler malgré tout, visiblement trop énervé pour m'écouter. Elle me parlait de la décision qu'elle a prise et comme quoi que tout ceci avait été difficile.

"Reine Lyria !"

"Reine Lyria ! JE N'AVAIS PAS BESOIN DE CE GENRE D'AIDE ! J'avais besoin que l'on me laisse du temps et de liberté, j'avais besoin d'apprendre maîtriser ma magie , non pas me faire museler de la sorte ! Je n'avais pas besoin que ma reine prenne des heures à prendre ce qui lui semblait être la meilleur décision, j'avais besoin que celle-ci en discute sérieusement avec moi."

J'avais énervé d'avantage la reine, celle-ci se tenue la tête. Je regardais celle-ci, j'étais assez agité de mon coté. Moi-même j'étais énervé, mais heureusement contrairement à elle je savais garder mon sang froid. Heureusement, car deux tempérament explosifs ensembles n'aurait rien donné de bon.
Elle me demandait ce que j'aurais fais si j'avais retrouvé celle-ci. Cette fois-ci je me taisais, j'avais de nombreuses choses à dire, mais ce qu'elle me disait été absurde. Jamais je n'oserais tenté de la tabasser même si je le pouvais. Je la respectais beaucoup trop pour cela... Elle ne prenait pas en compte de ce détail, j'avais confiance en elle de manière général, mais visiblement ce n'était pas réciproque. Pour moi c'était claire, Lyria était dans l'erreur sur le coup.
Quand je compris que Lyria ne me faisait nullement confiance, je fus déçu. On pouvait voir ma déception sur le visage. Ce n'était plus pour ce bracelet que j'étais déçu parce que Lyria venait de dire, celle-ci ne faisait confiance à personne. La reine qui parlait d'être une dirigeante capable de se lier d'amitié avec des serviteurs,  alors qu'elle n'était même pas capable de faire confiance à qui que ce soit. Quel ironie... Elle espérait quoi? Avoir des amis en qui elle n'a pas confiance? Cela ne pouvait pas marché, entre ami digne de ce nom on est sensé se faire confiance. Je ne pouvais la juger sur le fait que celle-ci avait du mal à faire confiance en qui que ce soit avec son passé. Son passé avec Cynder semblait lui pesé et agissait comme quelqu'un qui avait été déçu des autres. Me montrer d'avantage agressif envers Lyria serait inutile et contre productif. Je restais pensif à ses mots bien que silencieux... Pendant ce temps la dragonne s'était éloigné pour évacuer sa colère.
Celle-ci revenue ensuite. Tout doucement je m'adressais ensuite à Lyria.

"Reine Lyria, ce que vous m'annoncez me navre. Vous ne me faite pas confiance, c'est une chose, mais vous ne faite pas confiance en qui que ce soit. Vous qui parliez d'amitié entre serviteur et dirigeant... Voilà une des raisons qui font que ça ne peut pas fonctionner. Les dirigeants laissent toujours une distance entre eux et leurs sujets. Vous même vous avez prouvé que vous laissé cette distance en m'annonçant que vous ne faite confiance à personne. C'est inutile de s'énerver d'avantage et en soit je ne vous juge pas en soit. Vous avez votre passé. Encore une fois je suis mal placé pour parler d'amitié, mais... sans confiance il y a pas vraiment d'amitié à proprement parler. Sans parler d'amitié, ça posera des problèmes ailleurs. En soit faite comme vous le souhaitez, cette fois-ci vous n'êtes plus avec Cynder, vous avez le choix de faire confiance ou non. "

Je souriais doucement, bien au fond je me sentais mal. J'avais encore l'impression que Lyria s'était moqué de moi. Je ne pourrais probablement pas convaincre Lyria, même si au fond je partais déjà défaitiste. J'étais dans une situation où je n'avais plus confiance en moi, et pour le coup je me sentais désarmé, sans défense et perdu.
J'attendis que le calme soit regagné de nouveau, il était inutile d’attiser d'avantage la colère. La reine me demanda plusieurs choses, pourquoi je ne me confiais pas à d'autres personnes ou que je n'exprimais pas mes sentiments à travers l'art. Je soupirais et je finissais par dire d'un ton clair et direct. Je baissais légèrement la tête et je posais une patte sur mes yeux d'un air exaspéré. Au fond, je commençais à craquer mentalement et je m'efforçais à garder mon calme.

"Parce que les gens fini toujours par décevoir tôt ou tard ! Vous même venez de le faire. Oh... je ne vous fais pas de reproche. Je ne souhaite pas exposé mes faiblesses sentimentales au grand jour et permettre à quiconque de me blessé par simple envie. La seule personne en qui j'ai entièrement confiance, c'est vous, même si pour cette histoire de bracelet , c'est autre chose, mais en dehors de ça, je vous fais confiance malgré mes nombreuses interrogation. J'ai appris que en revanche ce n'était pas réciproque, oh, je ne vais pas pleurniché pour ça... J'imagine que je ne me suis pas montré digne... J'imagine aussi que vous ne douter pas ce que je pourrais faire pour vous si vous venez à être en danger. Avec l'aide que vous m'avez offerte vous méritez ma confiance. C'est pour ça que jamais je ne pourrais tenté de m'en prendre physiquement à vous malgré notre désaccord sur la magie. Vous pouvez me retirer ma magie pour de bon, je serais probablement très colère , mais même là je ne chercherais pas à vous nuire. En dehors de ça, vous avez probablement raison, j'aurais du cherché un moyen de remonter la pente."

Je réfléchissais un bref instant. Lyria m'expliquait que je l'avais aidé à lui donner une image différente d'elle même.

"Probablement que mon subconscient réellement ce que vous étiez en effet. Je vous est faite tel que je vous voyez ma reine. En tout cas je suis ravis d'apprendre que ceci a pu vous être utile..."

Lyria n'était vraiment pas quelqu'un de simple. Moi non plus j'imagine... Quoi qu'il en soit pour ce qui était du fait que je sois "borné" je me contentais de répondre en souriant d'un air gêner.

"Et bien... je voyais plus ça comme de la ... déter...mination? "

Quand la reine me demandait si je n'avais pas peur de me salir avec la neige à cause des batailles du neige avec sa petite amie ou le sky. Je m'attendais à une question sérieuse au début. Je ricanais légèrement.

"Oh... Aucun soucis pour ça. Vraiment."

J'ajoutais d'un air sec et direct mais faussement sérieux.

"Juste, ne m'envoyez jamais de neige dans le visage , j'ai horreur de ça... Heum plus sérieusement, la loyauté que j'ai pour vous est la raison pour laquelle je vous resté avec vous, mais pour tous vous avoué. Quand vous étiez absente, je ressentais comme un pincement au niveau de ma poitrine. Comme si en quelque sorte vous me manquiez. Je suppose que c'est un peu affectif comme pourrait l'être l'amitié. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'une partie de mon avenir dépend plus ou moins directement de vous, et aussi beaucoup de moi également. Oh... Rassurez vous je ne suis pas amoureux, d'autant plus que je sais que vous avez une petite copine maintenant."

Suite à cela j'avais laissé partir Lyria, j'avais eu le temps de me remettre de toutes ces émotions. Cette pointe de déception que j'avais eu ne s'effacer pas, mais quoi qu'il en soit, je voulais toujours croire en Lyria.

Au château, Lyria avait senti le doute que je pouvais ressentir, d'un autre coté , je n'avais rien caché. Je n'étais sûr de rien à part que je voulais resté au coté de la reine. Peut-être pas de manière définitive et permanente...

"Et bien, je peux changer. J'ai juste besoin d'espoir, de croire que l'on peut changer les choses."

Je sourirais légèrement, malgré tout le fait que Lyria ne me face pas confiance me gêner, mais seul elle pourrait décidé de me faire pleinement confiance ou non.

"Par compte, je me disais juste que si on vous pouvoir "changer les choses" il faudra que l'on se face un minimum... confiance entre nous peut-être? Oh... je ne souhaite pas vous forcer la main là dessus. Pour ce qui est des règle ,il y a un point que je trouve dommage le point sur les propos raciste."

Je fixais mon regard sur Lyria prenait une mine faussement triste et j'ajoutais.

"Oui ! Je trouve ça dommage d'interdire les propos racistes ! J'avais envie de me moquer cette petite peste rose, vous savez? Celle qui à une tête de fétus écrasés ! Voilà je parle bien d'elle, la grosse truie d'amour. Vous avez du bien voir ça tête non? Enfin bref, je rêverais de la tenir attaché au bout d'une laisse moi, je ne sais pas vous... Et si j'avais un fouet je pourrais lui fouetté son gros cul jusqu'au sang tout en l'insultant... Euh ... oublions ça ! On va faire comme si j'ai rien dis. D'accord j'ai compris , j'éviterais les moqueries trop méchantes envers autrui en plus ça devenait gênant. Quoi qu'il en soit je respecterais les règles à la lettre."

J'avais retrouvé une certaine gaieté soit disant passant. J'entrais quand Lyria m'autorisa clairement l'accès. Lyria m'expliqua que j'étais l'un des rare privilégiés à pouvoir pénétrer à l'intérieur du lieu. Ma première préoccupation une fois à l'intérieur était d'observer les lieux, bien que j'adressais quand même des regards à Lyria pour lui dire.

"Des choses inhabituelles, intéressant, vous pouvez m'en dire plus? Je suis assez curieux tout ce qui est inhabituelles m'intéresse à vrai dire pour être honnête. Il serait peut-être plus simple de me faire visiter les lieux?"

Je ressentais une certaine forme d’enthousiasme en moi, cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti un tel sentiment. Encore une fois je me comportais comme un "enfant" mais cette fois-ci un enfant ravis, bien qu'au fond je regardais mon calme et me "dignité". Je n'allais pas non plus sautiller de joie. Quoi qu'il en soit je restais attentif à tout ce qui pouvait se passer autour de moi.

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Mer 16 Mai - 20:36

- Mes amis ne sont pas… « majoritaires », Viel. Même si je m’entends bien avec quelques personnes dans l’Empire, mes amis n’y sont pas tous internes. Je cite souvent le chef des Atlawas, mais je m’entends bien avec quelques autres dirigeants aussi. Il faut croire que ce sont leurs différences avec les autres – et le fait qu’elles soient rejetées – qui nous aient rapprochés. En revanche, ce ne serait pas étonnant que tu ne les connaisses pas. Tout comme toi, ils ont pensé que notre amitié pouvait être une gêne, et ils ne voulaient pas qu’on nous voit de façon trop « intime », en raison de mon statut. Mais comme je suis têtue, je les voyais quand même en secret. J’attendais la venue de la nuit avec impatience, et je partais à leur rencontre, en m’arrangeant de ne pas être vue ou suivie. Parce que je voulais voir les choses changer. J’ai beaucoup insisté, on en a parlé, et on s’est mis d’accord. Le jour, on faisait semblant qu’il n’y avait rien, pour rester « professionnels ». Sauf qu’entre nous, et durant la nuit, on redevenait nous-mêmes. Ce qui était un vrai soulagement pour nous tous, je ne te le cache pas. Ce n’était pas facile tous les jours, on aurait voulu « faire plus », mais on ne trouvait pas d’autres alternatives. Alors, on se soutenait les uns les autres. Parce qu’on savait que c’était juste pour la journée, et qu’on se retrouverait tous quand on le souhaiterait la nuit même. Je ne te blâmerais pas de penser que c’est impossible, mais je ferais toujours tout pour que ça ne le soit pas.


Lyria lui sourit par politesse, puis poursuivit.


- En ce qui concerne la plupart de mes sujets, eh bien… je pense qu’ils m’évitaient parce que la Grande Faucheuse leur faisait peur. Même si je trouve cela stupide que les sujets d’une Reine puissent avoir peur d’elle, sans qu’elle ne leur veuille de mal, ou quoi que ce soit d’autre. Pfff. Que veux-tu. Pour ce qui est de mes anciens « serviteurs », tu m’as mal compris. Je n’ai jamais dit qu’on « s’attachait », d’un point de vue affectif. On s’entendait très bien, c’est tout. La distance entre eux et moi, je n’y étais pour rien. C’est toujours les autres qui gardaient une certaine distance avec moi… là où j’aurais bien aimé une relation un peu plus amicale. Moi, ça ne me dérangerait pas de « faire semblant » devant les autres, et qu’on soit nous-mêmes « entre nous », même si… je suppose qu’une telle relation devait les gêner. Malgré tout, Viel… tout cela, franchement, ça me rend tellement triste… ils sont libres de penser et s’exprimer par eux-mêmes, et pourtant… il faut toujours qu’ils se conforment à ce genre de « relations clichés ». Moi, je m’en moque, de toutes les critiques négatives qu’on peut me faire. Tu sais, moi, et ma vision des choses, ce sera toujours particulier. Même si… il faut croire que presque personne ne pouvait me comprendre, là-bas.


Lyria secoua la tête, de sombres souvenirs lui revenant en mémoire.


- Oh, mes anciens « serviteurs », je pense pouvoir les comprendre. Ils ne voulaient pas être la cause de ragots, ou qu’on puisse dire du mal de leur Reine. Parce que c’était mal vu, comme tu le sais. Pfff… du temps où je me trouvais encore aux Cieux Concordants, en dehors de ma sœur, mes quelques amis, et de ma compagne, j’aurais juste aimé qu’il puisse y avoir d’autres personnes pensant un peu comme moi, et ne pas être la seule à le faire…… ça m’aurait rendue plus heureuse là-bas, sans doute. Au fond, je crois toujours que je faisais ça, aux Cieux Concordants. Je me forçais à sourire, pour faire croire aux autres que ça allait… alors qu’au fond, j’avais toujours mal... et ça, peu importe ce qu’on pouvait me dire. Je suis désolée d’être partie comme ça, Viel, mais l’une des raisons de mon départ, et que je gardais pour moi… eh bien, c’est que je n’avais pas ma place, là-bas. Il fallait bien que je me fasse une raison. Ils étaient incapables de me voir autrement que comme la Grande Faucheuse, et ça, en y repensant, ça me fait toujours aussi mal. Avec une telle mentalité, tu te doutes bien qu’ils n’auraient jamais accepté mes différences, s’ils me voyaient tel que je suis maintenant. Les personnes qu’ils ne veulent pas changer, il n’y a rien à en tirer. C’est pour ça qu’il est préférable que je me tienne loin d’elles. Et c’est aussi pour ça que je n’y retournerais pas. J’ai davantage ma place ici qu’ailleurs, de toute façon. Pour ce qui est de tes relations… je ne suis pas la mieux placée pour te critiquer, ou quoi que ce soit d’autre. Eh bien… j’espère que ça ira bien pour toi de ce côté, et que tu te trouveras tout de même quelqu’un. J’ignore si tu comptes passer une partie de ta vie seul ou non, mais j’ai souvenance que tu disais toujours que les dragons ne sont pas faits pour vivre seuls.


Lyria avait comme une boule dans la gorge. Elle se détourna en se frottant les yeux, mais ça se voyait qu’elle était triste. Ça, quand on tape dans des blessures, qui ne se refermeront sans doute jamais… à ce moment-là, au point où en était Lyria, partir avait été la meilleure chose à faire… en tout cas, Viel avait reconnu les références à certains dragons. Lyria grimaça à la remarque de Viel, comme si elle avait la nausée.


- Euhm… je n’oserais même pas les imaginer ensembles. Rien que d’y penser, j’ai un sentiment de répulsion. Une truie et un crapaud qui s’accouplent… ça ne donnera sûrement pas des enfants très jolis. Bref. Oh, tu sais, les gens… ils se laissent manipuler, parce qu’ils sont conditionnés pour. Et ceux qui résistent, on s’arrange pour les réduire au silence. Là-dessus, je ne t’apprends rien, mais j’imagine que ça ne se fait pas qu’à Warfang. Hum… pour une certaine personne… « petite et mignonne » ? Certains te diront peut-être « oui » sur le physique, mais pas moi. Avec toutes les pustules et cafards que je m’imagine, grouillant sur elle… beurk. Et je ne parle même pas de son caractère de sale petite princesse prétentieuse… rah, je le hais.


Lyria parut surprise par l’aveu de Viel. Vraiment ? Il aurait souhaité son départ ?


- Pour quelle raison ? Je vois bien que tu ne pensais pas à mal, mais me dire que j’ai l’air plus naturelle maintenant… j’imagine que peut-être que tu me trouvais… « superficielle » ? Trop dure ? Ou que je « surjouais », en prenant mon statut trop à cœur ? Si c’est le cas, eh bien, j’étais bien obligée. Avec toute la pression que ce rôle m’incombait, et toutes les attentes qu’on attendait de moi… il fallait bien que je sache y répondre. Même si je le redis en affirmant que j’aurais préféré le faire avec le « vrai moi ».


Ah… visiblement, il n’aime pas trop quand ça touche au sentimental. Lyria souriait.


- Ah, c’est sûr que les gens auront tendance à s’éloigner de toi si tu ne leur montres que ton aspect négatif. Viel, tu m’as montré que tu n’étais pas que négatif… arrête de voir le mal partout. Des personnes malintentionnées, oui, tu en rencontreras toujours. Mais tout le monde ne cherchera pas à te détruire littéralement si tu le faisais.


Hum… c’est drôle, mais Viel semble autant détester Ember que Lyria… elle ricana.


- Tu ne l’aimes vraiment pas, hein ? Juste par curiosité… c’est à cause des livres que tu faisais, et qu’elle faisait censurer ?




Attention, attention. Mode « rage » in coming. Premier round. Et Lyria qui continue à crier… tout va bien, même si c’est ironique, ça… Viel tente de l’interrompre. Ah, mince, ça ne fonctionne pas… houlà, ça empire… tous aux abris. Deuxième round.


- Ce n’est PAS qu’une simple QUESTION que tu en aie BESOIN OU NON ! Je me DEVAIS de FAIRE QUELQUE CHOSE, autant pour TOI que pour MON PEUPLE, et ce, AVANT QU’IL NE COMMETTE UNE EMEUTE ! Et je parle BIEN de CE même peuple, qui aurait fini par TE considérer comme UNE MENACE POTENTIELLE ! Tu n’imagines MÊME PAS tout ce qu’ils sont CAPABLES DE FAIRE, quand ils se mettent UNE TELLE IDEE EN TETE ! J’ai TOUT fait pour qu’il n’apprenne PAS que tu as tué ce garde PAR ACCIDENT, sans faire exprès ! Et je ne savais MÊME PAS si j’aurais pu le faire ETERNELLEMENT ! Tu auras eu BEAU leur dire, ils auraient déformés TOUS TES PROPOS, et cette HISTOIRE se serait retournée CONTRE TOI ! Tu crois que ça ne se passe PAS comme ça, dans l’Empire !? Détrompe-toi ! Ils le font toujours ! Et QU’EST-CE que j’aurais PU leur DIRE, si je t’avais laissé EN TOTALE LIBERTE !? Tu ne PENSES PAS qu’ils m’auraient MIS LA PRESSION, et que j’aurais DÛ FINIR PAR LE FAIRE, parce que j’y aurais été CONTRAINTE !? J’AI essayé de t’aider à maîtriser cette magie… mais est-ce que MONSIEUR faisait vraiment des efforts ?! NON ! Tu ne disais RIEN, mais je les sentais, TES REPROCHES, sur ma MANIERE de faire ! J’EN AI CHERCHE DES SOLUTIONS, MAIS IL N’Y EN AVAIT PAS !!! ET NE ME DIS PAS QUE JE NE T’AI JAMAIS PARLE !!! JE T’AI DEJA CONVOQUE POUR EN PARLER AUPARAVANT, MAIS RIEN… DE CE QUE… TU AS PU… ME DIRE OU… ME MONTRER… N’AURA JAMAIS… SUFFIT A… ME CONVAIN… CRE… JE DEVAIS… LE FAIRE… RAH, JE PEUX… PAS RETENIR CA PLUS… LONG… TEMPS… VIEL, RE… CULE… !!! NE RESTE… PAS LA !!! C’EST TROP… DANGEREUX !!!!!!!




Etait-ce à cause de la tornade, ou une partie du ciel s’assombrissait ? La « fumée électrique » devint un nuage noir menaçant chargé d’éclairs rouges. Les éléments Ombre et Vent étaient entremêlés, et se resserraient davantage. Cette tornade grisâtre continuait de se créer également. Lyria tournait sur elle-même à toute vitesse en hurlant de rage. Les rafales devenaient vraiment fortes. La « mini-apocalypse » commença. La tornade aspira les objets dans son sillage : tables, vieux lustres, les poutres qui dépassaient des murs, quelques pierres s’en détachant… ils tournèrent dans le sillage de la tornade un moment, avant d’être projetés quelques mètres plus loin au point de se fracasser en morceaux. Les éclairs rouges se multipliaient en zébrant le ciel de leur lumière aveuglante, et se déchaînaient dans des gros coups de tonnerre.


Ca claquait avec force, au point qu’on sentait des vibrations dans le sol. Parfois, les éclairs frappaient les murs, et avec tant de violence que l’impact restait visible dans la pierre, au point qu’elle se lézarda en partie. Heureusement, les murs tinrent bons… ils n’avaient pas perdu toute leur solidité d’antan… la tornade s’était un peu déplacée, mais elle prit fin quelques instants plus tard. Dans une brusque rafale de vent, qui fit valser en l’air les débris environnants. Le nuage noir s’était volatilisé soudainement. Lyria se posa sur la neige, mais se laissa tomber dedans, tant la tête lui tournait. Tout tanguait et se déformait autour d’elle. Pendant un moment, elle crut qu’elle allait vomir. La magie du Vent, elle ne s’y était pas encore habituée... bon sang… Lyria s’étala de tout son long dans la neige, en même temps que ses ailes, histoire que le froid la « refroidisse ». Elle resta un moment ainsi. Puis elle remua nerveusement la queue en se relevant doucement. Bien qu’elle n’osait ni regarder Viel, ni rien dire de plus. Du moins, pas pendant un moment. Elle leva les yeux au ciel.


- Tu es mal placé pour me faire la morale. Tu l’as dit toi-même, que tu avais du mal avec l’amitié… tssss. Je ne vois pas comment je pourrais faire confiance aux autres à nouveau… j’ai tellement pris cher à cause d’eux. Je te parlais d’avoir des amis… eh bien, je ne sais même plus si je peux encore les considérer comme tels, finalement. Quand je sais que ma soi-disante « meilleure amie » s’est servie de moi, car elle ne me considérait que comme rien d’autre qu’une arme… je ne peux pas pardonner ça. Viel… désolée si je te blesses, mais… j’ai appris à mes dépens que je n’avais rien à attendre des autres. Alors, j’aime mieux vivre loin d’eux, en faisant comme si de rien n’était… plutôt que d’être là-bas, et leur en vouloir à mort, au point que je serais tenté de leur faire du mal…


Au début, Lyria gratta la neige de ses longues griffes en grommelant, agacée. Au fond, elle espère qu’elle ne va encore s’énerver pour pas grand-chose... elle secoua la tête.


- Tsss. On me dit qu’on ne me fait pas de reproches ? Ben voyons ! Je n’ai pas besoin d’être un génie pour comprendre tes sous-entendus, Monsieur-le-sentimental. Pour le reste, je ne vois pas comment tu peux évoquer l’idée d’être encore « loyal », ou même de vouloir encore rester, après tout ce que je viens de faire… ? Et tout ce que tu viens de te prendre dans la figure… ? Je t’ai fait passer un « test » assez… extrême, et en plus, il y a eu la tornade, qui t’a manqué de peu. Pour ce qui est du fait que je puisse être « en danger ». Merci pour « l’offre », mon gars, mais je n’ai pas besoin d’aide. Je sais me débrouiller seule, face au danger. Parce que j’ai toujours dû le faire seule ! Je n’ai jamais eu besoin d’aide, parce que j’ai toujours dû m’en passer ! Et il est hors de question que tu t’interposes, Viel ! Je ne le permettrais pas, et puis… tu en as assez eu comme ça.


Lyria avait rougi par gêne en repensant au dessin de Viel… d’un côté, ça la flattait, et de l’autre, il ressemblait étrangement à la Lyria qu’elle est maintenant…


- Je t’avouerais que le dessin me laisse… perplexe. Je sais que c’est idiot, mais même quand j’étais encore aux Cieux Concordants, j’étais autant perplexe. Je savais que c’était moi, que je voyais, et pourtant… tu ne me montres pas comme la Grande Faucheuse. Tu ne montres tel que je suis, là, maintenant. Du coup, pendant un moment, j’ai cru… que tu avais vu cette part de moi-même, que je cache depuis tant d’années. Enfin, je dis ça, mais ça devait quand même se voir. Ma sœur et ma petite amie avaient l’air d’en voir la surface, au même titre que Cynder et Malicia. Même si elles ne l’ont pas interprété de la même façon.


Lyria ne put s’empêcher de rire quand à la « détermination » de Viel.


- Oh, alors, c’est ce qu’on appelle une « détermination obsessive » ? Je fais des kilomètres, je traverse un continent entier, j’embarque du monde avec moi... hum. J’ai l’impression que tu pourrais faire absolument tout et n’importe quoi, rien que pour avoir ce que tu veux, car tu ne changeras vraiment pas d’avis… donc, je pourrais dire « un peu » têtu...




En tout cas, ce type de « confessions intimes » n’avait pas l’air de le déranger. Et ouais. Nessie adore jouer avec la neige, et dans la neige. Et puis, comme Lyria aime bien se faire des petits délires, de temps en temps, bah… elle suit ceux de Nessie aussi. D’ailleurs… est-ce que Viel saura s’y habituer… ? Parce que s’il veut vivre au château, bah, faudra bien… libre à lui, sinon. Lyria poursuivit d’un air ironique.


- Euhm… fait quand même attention à ce que tu dis. Si ma petite amie t’avait entendue, elle se serait sûrement amusée à te « taquiner » avec ça. Oh, rien de bien méchant, rassure-toi. Peut-être que tu l’apprécieras quand même. A vrai dire, elle est très gentille, parfois un peu insouciante, mais… elle adore rire. C’est fou. Même des trucs cons, ça la fait rire. De temps en temps, elle aime bien l’autodérision, aussi. Une fois, elle a essayé de « m’enterrer dans la neige », pour voir si je savais « tenir en place » sans m’énerver... eh bien, la neige a étrangement fondu aux alentours. En plus de faire style de rien, elle me regarde en me disant : « Hum… je me demande ce qui s’est passé. La météo n’annonçait pas de canicule, aujourd’hui. » Ah… mais c’est pour ça, que je l’aime. Hum hum… eh bien, on a quand même passé du temps ensemble, par le biais de notre « relation professionnelle », mais… à force d’être ensemble, j’imagine que tu as fini par le percevoir autrement. Après, c’est comme je te l’ai dit, Viel. Si tu me vois comme… une amie, bah, je ne vois pas en quoi ce serait gênant. De toute manière, il n’y a personne de l’Empire pour te juger dessus, ici.


Lyria s’était assise patiemment à l’entrée du château, ramenant sa queue contre elle. Viel qui avait besoin d’espoir… se pourrait-il qu’il cherche à le voir en Lyria, quelque part… ?


- De l’espoir, tu me dis… eh bien, je suppose qu’on peut en trouver un peu, en le cherchant. Dans tous les sens du terme, bien sûr. Et en n’abandonnant jamais l’idée de le trouver un jour. Même si j’ignore encore comment tu m’as retrouvé, eh bien… tu devais bien avoir cet espoir-là. Puisque même un froid extrême et un continent de glace n’en sont pas venus à bout.


Lyria se gratta les écailles de la tête d’un air pensif, quand Viel lui dit d’avoir un minimum de confiance. D’ailleurs… lui permettre d’entrer dans le château en terme de « privilège », n’est-ce pas un début en soi ?


- J’imagine que… ça peut se faire. Même si – me connaissant –, ça risque de prendre du temps… mmmmmmmhhhh. Les blagues de mauvais goût, je veux bien faire une exception pour nos ennemis. Ember, et les Résistants. Mais juste nos ennemis, hein. Mes sentiments pour eux non pas changés, et officiellement, ça reste des ennemis qu’ils veuillent notre peau. Donc, ça, je peux bien le permettre.




Lyria souriait à Viel. Ah, ça fait plaisir, de le voir ainsi. Mais il est beaucoup mieux, le Viel, comme ça. Gai, enthousiaste et souriant. Ça, c’est un bien meilleur profil. Pour commencer, elle pointa en haut les « guirlandes orangées », reliées entre elles par des filaments blancs lumineux. Elle expliqua qu’ils s’agissaient de simples cristaux de Feu et de Foudre, et que les « filaments » leur permettaient de communiquer entre eux. On va dire pas par des mots, mais par des signaux électriques qu’ils savent reconnaître, et interpréter. En étudiant la question, Lyria avait cherché à reproduire ce type de filament, avec des câbles et des cristaux de Vent, branchés sur une machine au moteur plutôt discret. Les cristaux de Foudre faisaient l’éclairage de tout le château.


Pour allumer ou éteindre, il suffisait de le demander à voix haute, et les cristaux s’éteignaient. En bref, il y a des Runes Vocales sur les murs, et elles savent reconnaître le son d’une voix… donc, pas de souci s’il y a un simple « bruit de matière » ou autre. Fini l’interrupteur pour éteindre la lumière. Si ce n’est le chercher à tâtons quand on est dans le noir. A quoi bon se compliquer la vie, franchement ? Et les cristaux de Feu, ben, c’est le chauffage. Idem pour le faire fonctionner. Il est paramétrable en plus chaud ou plus froid, évidemment. Fini, les prises de tête inutiles. Elle claqua ensuite des doigts. Les piliers de glace s’illuminèrent de l’intérieur, et leur lumière changeait doucement de couleur. Lyria souriait d’un air gênée.


- Ca, pour être franche… c’est surtout un caprice à moi. C’est endroit est magnifique, mais il lui manquait un petit quelque chose. Un truc apaisant, chaleureux, où je pouvais me sentir bien. Ouais… à la base, ce château était mon sanctuaire secret. Etant passionnée par l’alchimie et ces cristaux, je lui ai mis un peu de moi, dans la déco en l’aménageant. Yep, Viel. Tout l’intérieur, il est fait de ma main. J’espère que ça te plaira. A l’origine, ce château était mon plus grand secret, mais vu les circonstances, bah… je l’ai emporté avec moi, en le faisant voler depuis les Cieux Concordants jusqu’ici. En bref, Viel, il n’y a pas grand-chose qui ne soit pas magique, ici.


Lyria allait ajouter quelque chose, quand elle fut interrompit par un drôle de bruit. « Tutulut, tutulut ! TUTUT !? » Le bruit se répétait en écho, et se rapprochait. Elle se retourna, surprise. Quelque chose venait de l’étage. Ce qui semblait être un accordéon volant en tissu filait dans les airs à toute allure en faisant ce drôle de bruit. Nessie le poursuivait en vociférant. Lorsque Lyria comprit, elle éclata de rire. Nessie a encore voulu jeter un œil à ses inventions… la dragonne blanche essayait de l’attraper, comme un gros chat avec une souris. Lyria combina la Glace et le Vent. Au bout de ses doigts, un petit halo blanc apparut. Ce qui ressemblait à une main blanche en relief nuancée d’argent se forma rapidement. Il s’en dégageait une brise. La brise se changea en rafale quand la main fonça sur l’accordéon. Bien qu’il cherchait à l’éviter, elle finit par se refermer sur lui, ignorant les « cris plaintifs » de l’accordéon. Une Nessie essoufflée descendit vers une Lyria très amusée. Elle vit descendre l’accordéon vers Nessie, qui le prit, et le coinça sous ses pattes, parce qu’il était encore agité.


- Eh bien, mon ange ? Tu avais prévu un comité d’accueil ?
- Hahaha… ça aurait pû. Désolée, ma douce. En fait, j’ai débarrassé quelques chambres – au cas où Viel viendrait, comme ça, il prendrait celle qu’il veut -, sauf que… en cherchant des draps, je suis passée devant ta chambre, et j’ai vu ce… ce « truc », je ne sais pas comment tu l’appelles. Je ne sais pas comment tu fais pour inventer tout ça, mais quand je l’ai vu… ben, tu me connais, je n’ai pas pu résister. Je voulais juste y jeter un œil, pour voir comment ça marchait, mais ce… rah, ce « truc », il s’est barré quand j’ai appuyé sur le bouton rouge.
- En fait, bien que c’est encore en prototype, c’est la « couette-réveil » que tu voulais que je fasse. Nessie, je sais que je suis une lève-tard, mais quand même… tu sais que je vis la nuit.
- Je le sais, ma douce. Mais toi, quand tu dors, tu dors… vive la grasse matinée ! Et j’aimerais bien voir une Lyria plus matinale de temps en temps, pour éviter qu’elle ne soit trop grincheuse...
- Tsss. Mais oui, c’est ça… marre-toi. Un de ces jours, je vais re-glisser le coussin péteur sous ton fauteuil… ah, qu’est-ce que je ne ferais pas pour toi, mon ange. Ah oui… pardon Viel, j’oublie mes manières. Je te présente Nessie, ma petite amie. Et Nessie, voici Viel.
- Enchantée, Viel. Comment vas-tu ?


Ses yeux d’ambre se posèrent sur lui. Elle vint lui serrer la patte, souriant d’un air aimable. Ses cornes et griffes couleur or reflétaient les mouvements de l’accordéon, que Lyria avait pris entre ses pattes, car il se tordait à nouveau. Elle appuya sur le bouton vert, situé sur son flanc droit. Il y eut un déclic. L’accordéon se déplia pour former ce qui était justement une couverture… avec des motifs d’instruments de musique. Des cristaux de Terre et de Vent étaient discrètement implantés dessus. Les deux boutons se trouvaient toujours sur le côté, pour ne pas être disons trop gênants.

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MessageSujet: Re: Jusqu'au bout du monde (Privé : Lyria)   Hier à 20:25

J'écoutais la reine, bien que j'avais des réserves sur ces propos, je ne cherchais pas à la contredire d'avantage. Lyria avait sa vision des choses, à mes yeux la dragonne était un peu trop optimiste sur ce point, mais je préférais pas la décourager sur ce point ni même chercher à la contrarié. Dans un premier temps je me contentais de l'écouter sans interrompre. Assez rapidement j'avais compris qu'elle avait cherché à avoir des amis parmi ces serviteurs. Malgré tout je me posais plusieurs questions. Avec un comportement aussi "ouvert" envers autrui on exposait forcement quelques faiblesses qui pourront être exploités. Moi-même j'avais déjà exposé un grand nombre de mes faiblesses à la reine alors qu'aucune amitié reconnu officiellement n'existait réellement entre nous.

"Je suppose que vous avez raison votre altesse. J'imagine que dans tous les cas les sentiments que l'on possède pour autrui ne peuvent être réprimandé. Seulement , ma ne craint pas que certaines personnes profite de cette situation pour l'atteindre? Certain de vos anciens serviteurs ont peut-être tenté d'éviter une amitié avec vous pour ne pas se rendre vulnérable aux ragots en effet. C'est navrant, mais maintenant que vous êtes partie de l'empire des ténèbres, vous pouvez être la dirigeante que vous voulez, à moins que vous n'ayez plus vraiment l'intention de diriger quoi que ce soit. Oh oui ,aussi, il est vrai que j'ai affirmé que les dragons n'étaient pas fait pour vivre seul, je le pense vraiment. La solitude a un impact négatif sur le comportement , et je dirais même sur la santé mental, voir peut-être même physique dans des cas extrême. Il est vrai que personnel j'arrive à tirer un certain plaisir à la solitude, mais au fond, aux cieux concordants , je n'étais jamais complètement seul. "

Je pouvais ressentir que la reine était triste. Lyria n'avait pas fait un choix simple, il y aurait des conséquences à ces actes tôt ou tard, mais selon moi elle avait prit le bon choix. Suite à cela on parla de Malefor et Ember, je souriais légèrement.

"Une truie et un crapaud, de quoi créer une Armageddon, la seule chose que l'on peut faire pour eux serait encore la purification par l'acide ou de la lave en fusion à la rigueur... Pour les peuples, je pense qu'ils ont les dirigeants qu'ils méritent je le crains. Bien que j'adorerais que la tournure que prend notre monde soit différente."

J'avais avoué à Lyria qu'au fond j'avais peut-être désiré son départ. Dans tous les cas jamais je n'aurais eu le courage de formulé une telle pensé clairement à qui que ce soit. Je n'avais aucune preuve que cette aveu soit sincère ou non, mais je pouvais toute fois donner quelques explications.

"J'ai senti assez rapidement que vous n'étiez pas heureuse là où vous étiez ma reine. La façon dont vous avez traité ce dragon jaune, tel un chien avec une laisse, quoi qu'en vérité les chiens ont un meilleur traitement que ça il me semble. J'ai bien cerné le fait que vous passez vos nerfs sur lui, j'ignore ce qu'il a pu faire à ma reine pour mérité un tel traitement, mais ça ne me regarde pas après tout. En revanche en aucun cas je vous est trouvé superficiel, au contraire. Je ne m'intéresse rarement au "superficiel" de manière général. Autres choses aussi, j'ai fini par comprendre que l'empire n'améliorerait pas réellement notre état du monde, il aurait plus tendance à être un des éléments qui nuit à notre monde, un élément parmi tant d'autre. Quand j'ai compris ça , j'ai commencé à perdre espoir."

Je me posais toujours cette question, est-ce qu'il y avait encore de l'espoir dans ce monde ? Je ne me sentais pas capable d'affirmer quoi que ce soit et au final même si Lyria quittait les cieux concordants Cynder n'hésitera pas à reprendre le trône.

J'écoutais Lyria me donnait quelques conseils , comme éviter de me montrer que mon coté négatif et d'autres petites choses. Quoi qu'il en soit, je me sentais un peu gêner, mais je restais attentif à ce que la reine disait, je ne montrais aucune agressivité.

"Et bien... je vais réfléchir à ce vous me conseiller ma reine, mais je suis assez fébrile à cette idée de m'ouvrir aux autres..."

Je préférais couper court à ce sujet. Au fond Lyria avait probablement raison, je craignais réellement d'être déçu.
Quand la reine me parla d'Ember je répondis.

"J'imagine que je ne peux lui en vouloir de me censurer pour l'avoir insulter, même si je n'ai aucun regret là dessus. J'ai été censuré pour d'autres choses et le fait que l'on m'a contraint à présenter des excuses public m'est resté en travers de la gorge. Des excuses sous contrainte n'ont aucune valeur, mais bon bien sûr, officiellement je faisais des excuses de mon plein gré. En vérité, ce n'était Ember directement qui faisait pression, mais les conseillés ou autres personnes d'influences.

En y repensant, cette censure subit m'avait vraiment agacé à cette époque. C'était du passé désormais, ceci n'avait désormais plus aucune importance en y réfléchissant.

Une chose était sûre, j'avais réussi à faire exploser de rage la reine Lyria. Ce n'était pas mon intention, mais j'étais bien trop centrer sur mon propre désire. Quoi qu'il en soit , je campais sur mes positions malgré les propos de Lyria. Celle-ci prétendait que les autres membres de l'empire m'aurait considéré comme une menace potentiel. Elle me parlait du garde que j'avais tué, je n'avais fais que me défendre, bon certes je n'avais pas totalement contrôler mon sort, mais qu'est ce que les autres membres de l'empire pouvait savoir de tout ceci. Ce bracelet lui en revanche m'avait clairement affiché aux yeux des autres comme étant dangereux. Je fixais Lyria du regard, j'étais furieux que celle-ci ce borne à me priver de mes pouvoirs.
Peu à peu le ciel s'assombrissait de manière surnaturel, je levais la tête doucement. Je voyais des nuages noirs avec des éclairs rouges, que ce passait t-il? Assez rapidement je me mis à supposer que c'était Lyria qui était responsable de cette instabilité? Doucement je reculais, je n'étais pas très confiant. J'en venais à écouter qu'à moitié Lyria et je finissais par lui demander d'un air légèrement nerveux.

"Reine Lyria?! Qu'est ce que vous êtes entrain de faire au juuuste?"

J'attendais une réponse de la part de la reine. Je sursautais et je reculais rapidement en voyant qu'une tornade étaient entrain de se former peu à peu. Une telle réaction aussi disproportionné étaient incompréhensible, mais je préférais me passer de faire un commentaire préférant largement m'éloigner assez loin du danger. Je pouvais remarqué les différents objets passés dans la tornade et se faire fracasser.
J'en revenais à me poser la question en quoi j'étais dangereux avec ma magie... Bien qu'en y réfléchissant, le danger que je pouvais représenté n'était pas le même. Il n'était pas aussi explosif, mais beaucoup plus fourber, imprévisible et instantané. Ce danger s'était manifestait sous forme de projectile mortel et diriger contre ma cible. Au moins Lyria pouvait prévenir de son danger, moi je n'avais pas conscience de son existence même quand celui-ci était à deux griffes de ce produire.
Je ne commentais pas ce que venait de faire Lyria, je la laissais se calmer et je me rapprochais tranquillement d'elle.

"Reine Lyria?  "

Celle-ci semblait même pas me regarder. Je lui laissais le temps de récupérer et j'évitais de la brusquer. Lyria était une dragonne solide, elle s'en remettrait physiquement, il ne fallait juste pas la forcer ou l'énerver d'avantage.

"Pardonnez moi de vous avoir mis dans cette état..."

Dès que Lyria se sentait prête à se relever , je m’efforçais de l'aider bien que je m'attendais à un refus de sa part. J'écoutais la reine quand celle-ci prit de nouveau la parole. Ce que celle-ci m'expliqua m'éclaira nettement sur de nombreux point et j'arrivais à avoir soudainement une meilleure compréhension de celle-ci. Bien-sûr, je ne la comprenais pas entièrement, mais maintenant j'arrivais à trouver un sens au raisonnement de Lyria.

"Donc on y arrive. Ma reine avez été trahi par celle que qu'elle considérée comme étant sa "meilleure amie". Je vois je vois. Comme vous m'avez dit maîtresse, des personnes mal intentionné on en rencontra toujours, mais tout le monde ne cherchera pas à te détruire. Le problème dans tout ceci, une personne peut suffire à vous mettre à mal. J'imagine qu'il faut évité la paranoïa... Enfin bref... Qui est cette personne qui vous à trahi ?"

Je regardais calmement la reine. Indirectement, je m'étais également senti trahi par cette même personne et cela sans même connaître les détails de l'histoire ni même connaître la personne. Lyria me demandait comment je pouvais encore parler de loyauté après ce que celle-ci m'avait fait vivre. Je pensais pourtant avoir été clair sur ma fidélité envers celle-ci. Soit, peut importe, je lui répéterais les différentes raisons autant de fois que celle-ci le voudrait, mais je pourrais peut-être développer un peu plus.

"Vous m'avez rendu un immense service alors que rien ne vous l'obligez. J'ai cette dette envers vous ma reine , d'autant plus que j'ai juré fidélité. Tant que vous êtes en vie ou que vous ne me donnez pas un ordre clair de vous abandonner, je resterais auprès de vous et sous vos autres. Ceci dit, j'ai d'autre raison bien plus personnel, au fond je vous apprécie sincèrement, et au fond vous ne m'avez pas traité comme un servant ou un étranger, vous avez prit le temps d'apprendre à me connaître et de m'aider dans mes différents problèmes. Même si on est pas tout à fait d'accord sur tout point, mais c'est encore autre chose. Une dernière chose, vous êtes une source d'inspiration pour moi, la dernière grande source d'inspiration que j'ai eu actuellement. Je sens qu'une partie de mon avenir est auprès de vous en tant qu'artiste, mais au fond notre relation à déjà largement dépassé la relation professionnel. Bien sûr, je n'insinue pas que je resterais le restant de ma vie auprès de vous, mais au moins une certaine période de ma vie. Cette tornade ne m'a pas touché, je vais bien, ça aurait pu mal tourner, mais ce n'était pas le cas."

J'avais bien compris le fait que Lyria n'avait pas besoin de mon aide quand elle était en danger, à cela je n'avais rien à répondre sur ce point. Je respectais son point de vue, mais me voyais mal ne pas aider Lyria si celle-ci avait réellement besoin.
Peu après on discutait de ce fameux dessin. Je souriais légèrement , je disais d'un ton plaisantin avec un air légèrement prétentieux.

"Qui sait, peut-être que j'ai fais un dessin un poil visionnaire de ma reine? Plus sérieusement, je ne pense pas que je vous comprenez directement, mais peut-être que mon subconscient a réussi à mieux "analyser" ce que vous étiez réellement, bien qu'au fond, je ne vous est jamais vu comme étant "la grande faucheuse " ou comme étant un monstre, mais je vous est vu comme un dragonne dirigeante ... Une leader qui ne dépend de personne. En tout cas, si j'ai réussi à vous inspirer avec ce dessin, j'ai fais une partie de mon travail. J'ai une grande foi en l'art pour ce qui est de faire changer les mentalités... Pour se faire respecter , on peut utilisait la crainte, mais pour obtenir du vrai respect , l'admiration et l'amour, il faut savoir inspirer tout en laissant existé une petite forme de crainte."

Le fait de parler d'art laissait ma passion resurgir, ne serait-ce que pour un bref instant je la sentais toujours en moi, au fond j'avais probablement des petites choses à accomplir...

Pour ce qui était de ma détermination, je réfléchissais d'un air gêner , je faisais aussi têtu que cela. Toute fois, je devais bien admettre que je n'avais nullement l'intention de me laisser arrêter et que je me sentais près à remuer terre et mer pour parvenir à mes fins.

"Heum... j'imagine que peut-être je suis un peu borné ma reine ... Mais la détermination ça sonne non? Enfin quoi qu'il en soit , j'ai réussi à vous retrouver."

En parlant de détermination, je ne me souviens pas que Lyria m'avait demandé la manière dont je m'étais pris pour la retrouver. Celle-ci devait bien se poser la question non?

Une chose était sûre, la reine semblait heureuse avec sa copine. Je ne m'étais pas spécialement attendu à ce que celle-ci forme un couple avec une autre dragonne, mais en soit ça ne m'avait même pas perturber un instant. On aurait pu s'attendre le contraire.

"En tout cas elle a l'air de vous rendre heureuse. C'est le principal. Pour ce qui est de vous voir comme une amie, je suppose que c'est possible."

Je sourirais légèrement, au fond j'arrivais à ressentir un peu de joie pour Lyria.

Devant le château j'observais Lyria, je semblais réfléchir à ma réponse.

"Eh bien ma reine, je dois vous avouer... J'ai réussi à vous retrouver car je suis... déterminé? Plus sérieusement, j'ai des contacts et j'ai réussi à me servir de ces contacts pour savoir où vous étiez parti... Une médium m'a fourni assez d'information. "

Pour ce qui était de l'espoir, je supposais que la dragonne avait raison à ce sujet. Je devais avoir un minimum d'espoir en moi.

Lyria me précisa que la confiance sera difficile, au fond je ne pouvais pas la juger sur ça.

"Dans tout les cas je ne pourrais pas vous forcer sur ce point. Pour les blagues de mauvais goût, je ferais attention ma reine, soyez rassuré."

Visiblement la bonne humeur s'était installé. Le calme après la tempête très probablement. On ne pouvait pas être constamment triste ou en colère non? Quoi qu'il en soit, je prenais le temps d'observer tout au tour de moi. J'observais les différentes guirlandes et cristaux qui décoraient la pièce sans vraiment connaître la véritable fonction de chacun de ces éléments.

"Vous avez tout fait vous même donc? Eh bien... c'est magnifique, je devrais me plaire ici, bien que toute cette magie me rend un peu mal alaise."

Pendant que je parlais on pouvait entendre « Tutulut, tutulut ! TUTUT !? » en écho. Ce bruit , je regardais Lyria, je ne comprenais l'origine de ce bruit. Un accordéon étrange semblait de déplacer dans les airs, il était d'une matière en tissu. J'observais le fameux objet dans les airs et je posais la question d'un air perdu.

"C'est un... accordéon volant?!"

J'observais la dragonne blanche qui tentait d'attraper l'objet. Qu'elle magie étrange animait cette objet? Quoi qu'il en soit je laissais la dragonne se débrouiller et je restais silencieux.
Quand Nessie se présenta devant nous je la saluais en m'inclinant légèrement devant elle. Je m'inclinais moins bas que quand je m’inclinais devant Lyria, surement parce que cette dragonne n'était pas ma reine. Quoi qu'il en soit j'écoutais la discutions. Assez rapidement je demandais à Lyria.

"Elle était au courante de mon arrivé et connait mon nom? Vous lui avez parlé de moi je suppose."

J'appris peu après que cette accordéon était un prototype de la dragonne blanche. Visiblement c'était une inventrice ou je ne savais quoi. Je ne souhaitais pas commenter quoi que ce soit et je laissais Lyria faire les présentation.
Quand la dragonne blanche me tendit la patte, je fus légèrement surpris, serrait la main à une dragonne n'était pas ce que j'avais appris, ça n'entrait pas vraiment dans mon éducation , mais quoi que ce soit, je me décidais de serrer la patte en guise de salut et je répondis.

"Enchanté Dame Nessie. Je vais très bien et vous?"

Quoi qu'il en soit je restais poli de ma manière de m'exprimer. Je pris le temps d'observer la dragonne en question.

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